Meurtre (23e dossier): Sept ans de réclusion criminelle pour Moukaïla Moussa

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Meurtre (23e dossier): Sept ans de réclusion criminelle pour Moukaïla Moussa


Absent à la barre de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, vendredi 8 juin dernier, Hinsa Moussa a vu son cas disjoint de celui de Moukaïla Moussa qui a été condamné à 7 ans de réclusion criminelle. Ils sont inculpés pour les crimes de meurtre, complicité de meurtre, puis coups et blessures volontaires.

LIRE AUSSI:  Exécution du budget du Memp au 1er semestre 2020: Des Osc s’enquièrent des réalités

Outre les dégâts qu’elle occasionne, la transhumance est également à la base de nombreux affrontements entre agriculteurs et éleveurs, se soldant souvent par des pertes en vies humaines. Sans le vouloir, le sieur Moukaïla Moussa, par la force des choses, s’est retrouvé au centre d’une situation déplorable comme acteur principal.
Né vers 1992 à Sokodji, République du Niger, il était devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, vendredi 8 juin dernier, pour répondre des infractions de meurtre et de coups et blessures volontaires sur des bouviers. Après l’en avoir déclaré coupable selon les dispositions des articles 295, 304 et 309 alinéas 1 et 2 du Code pénal, la cour présidée par Richard Limoan l’a condamné à 7 ans de réclusion criminelle.
Moukaïla Moussa a tenté d’expliquer les circonstances dans lesquelles l’affrontement a eu lieu. « Mais avait-il encore besoin de se servir du coupe-coupe dont il a désarmé son adversaire, pour lui porter un coup à une partie aussi sensible du corps comme le cou?», ont voulu savoir le président de la cour, Richard Limoan et l’avocat général, Bernard Hounyovi.
Après avoir établi la constitution des infractions d’homicide volontaire et de coups et blessures volontaires, l’avocat général, Bernardin Hounyovi requiert 7 ans de réclusion criminelle contre l’accusé. Dans sa plaidoirie, Me Mamadou Samari Moussa a indiqué que son client ne pouvait pas refuser d’accompagner son oncle au champ, parce qu’il allait à la rencontre de son destin. Selon lui, rien ne se serait passé, si les bouviers n’avaient pas conduit leurs bêtes dans le champ de riz. « Ils se sont retrouvés face à une situation où chacun d’eux a réagi avec son tempérament, puis l’irréparable est survenu », a-t-il poursuivi. « Mon client ne faisait que se défendre », clame Me Mamadou Samari Moussa, sollicitant la cour à le condamner au temps déjà passé en détention.
Moukaïla Moussa a été mis en détention le 10 avril 2017. Il vient de boucler un an en prison.
Les assesseurs de Richard Limoan étaient Marius Houndji et Richard Akodossi.
Les faits

Dans la journée du lundi 3 avril 2017, Hinsa Moussa s’est rendu dans son champ de riz à Wollo, commune de Malanville. Il était avec son neveu Moukaïla Moussa. Une fois sur les lieux, ils ont surpris un troupeau de bœufs et de moutons en train de brouter les jeunes plants de riz.
Aussitôt, Hinsa Moussa s’est mis à les renvoyer quand subitement, le bouvier Boubé Amadou s’est opposé à lui, en le menaçant avec un coupe-coupe. Pendant ce temps, un second bouvier Hassan Amadou s’en est pris spontanément à Moukaïla Moussa, le blessant avec son coupe-coupe. Ripostant, Moukaïla Moussa parvient à le désarmer. Après avoir récupéré le coupe-coupe, il lui en asséna un coup au niveau du cou. Hassan Amadou s’écroula et rendit l’âme sur-le-champ. Choqué par le décès de son compagnon, Boubé Amadou abandonna son combat avec Hinsa Moussa, pour aller s’en prendre à Moukaïla Moussa. Au cours de la lutte farouche à coups de coupe-coupe qui s’engagea entre eux, ils se neutralisèrent, avant d’être tous les deux conduits à l’hôpital pour des soins.

LIRE AUSSI:  Championnat national de basketball: Energie (D) et Elan (H) sacrés champions