Meurtre, (4e dossier): Manu Maïdama s’en sort avec 15 ans de travaux forcés

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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La cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a examiné, vendredi 25 mai dernier, le quatrième dossier inscrit au rôle. Elle a condamné Manu Maïdama alias « Donkey », inculpé pour un crime de meurtre, à 15 ans de travaux forcés.

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Derrière les barreaux où il lime ses dents depuis le 14 juillet 2014, Manu Maïdama alias « Donkey » va devoir rester encore pour plus de onze années. Présent à la barre, vendredi 25 mai dernier, pour répondre du meurtre commis sur Namata Mounin, le Peul, né vers 1990 à Guéné, commune de Malanville, a été condamné à 15 ans de travaux forcés par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou présidée par Abdou-Moumouni Gomina Seïdou. Ce dernier était assisté de Noël Houngbo et Névaly Settin.

Au prononcé du verdict, il est resté anxieux, regrettant certainement son acte. Qu’espérait-il, après avoir oté la vie à un individu avec qui il faisait, sans nul doute, partie d’une même association de malfaiteurs ?
Malgré ses variations et grâce aux rappels à l’ordre du président de la cour par rapport à ses déclarations à l’instruction, Manu Maïdama n’a pas nié les faits à la barre. Il a confié avoir utilisé son couteau pour porter un coup à la tête de sa victime.
Dans ses réquisitions, l’avocat général, Malick Nourou-Dine Bakary, établit la responsabilité pénale de l’accusé. Se référant aux articles 295 et 304 alinéa 4 du Code pénal, il requiert qu’il soit déclaré coupable du meurtre de Namata Mounin et demande de le condamner à 20 ans de réclusion criminelle.
Une peine que la défense de l’accusé, Me Victorien Fadé, a trouvée sévère. Selon lui, c’est suite à l’agression de Namata Mounin que Manu Maïdama a réagi. Le ministère public, déplore-t-il, ne s’est limité qu’aux déclarations faites par son client devant le juge d’instruction et non celles faites à la barre de la cour d’assises. Rappelant les circonstances de son arrestation qui a vu l’accusé se rendre de lui-même, il plaide au principal son acquittement pur et simple pour légitime défense. Au subsidiaire, il demande à la cour de le condamner aux années déjà passées en détention.
Le père de la victime a refusé de se constituer partie civile. Mais il souhaite que Manu Maïdama soit puni conformément à la loi?
Les faits

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Les faits de ce quatrième dossier de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou remontent à 2014. Dans la nuit du samedi 21 juin 2014 plus précisément, Manu Maïdama quitte le village de Monkolé, commune de Malanville, pour aller voir sa sœur à Illo au Nigeria. Le lendemain, il se rend au domicile de Namata Mounin, dans le camp peulh de Dongorou à Malanville, en compagnie de Batouré Gonda et une autre personne. Ils y séjourneront pendant trois jours, avant de quitter le mardi 1er juillet 2014, ensemble avec Namata Mounin. Mais ce même jour, le corps sans vie de ce dernier est découvert dans la brousse, à 200 m environ de son campement. Une semaine plus tard, soit le lundi 7 juillet 2014, la brigade territoriale de gendarmerie de Malanville est informée par le chef de l’arrondissement de Madécali que Manu Maïdama qu’elle recherche activement pour participation à un vol à main armée et meurtre de Namata Mounin, a été arrêté par la police d’Illo au Nigeria. Elle réussira à obtenir son transfèrement à Malanville, le même jour.