Meurtre (Cour d’assises de Parakou, 26e dossier): Mama Babatinnin condamné à 10 ans pour son impatience

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Une affaire de meurtre a été examinée, mardi 12 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, dans le cadre du vingt-sixième dossier inscrit au rôle de la première session au titre de 2018. A la barre pour en répondre, Mama Babatinnin a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

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Pour n’avoir pas su faire preuve d’un peu de retenue, Mama Babatinnin en paie aujourd’hui le prix. Mis en détention depuis le 18 octobre 2011, après avoir été inculpé pour le meurtre d’Oumarou
Garba, il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle, ce mardi 12 juin, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé.
Les faits remontent au mardi 11 octobre 2011. La sœur de Mama Babatinnin a organisé ce jour-là, une cérémonie de baptême de son nouveau-né. Ayant soupçonné sur les lieux qu’Oumarou Dingui et Oumarou Garba faisaient des avances à l’ex-fiancée de son cousin, Garba Mahounega est allé solliciter l’aide de Mama Babatinnin pour les faire partir.
Une discussion s’engage et Oumarou Garba a asséné un coup de bâton sur la tête de Garba Mahounega qui tomba évanoui. Prenant sa vengeance, Mama Babatinnin s’est alors saisi de son coupe-coupe et lui asséna un violent coup sur la tête. Oumarou Garba rendit l’âme sur-le-champ, des suites de sa blessure.
A la barre, mardi dernier, Mama Babatinnin n’a pas nié les faits. Agé de 30 ans et père de 3 enfants, il les avait déjà reconnus à toutes les étapes de la procédure.
Le rapport d’expertise ayant conclu à son accessibilité à la sanction pénale, l’avocat général, Géry Akueson, demandera à la cour de le déclarer coupable de meurtre, selon les dispositions des articles 295 et 304 du Code pénal. C’est après avoir démontré que les éléments constitutifs de ladite infraction sont réunis. L’accusé, poursuit-il, a porté un coup de machette à la tête de la victime. Selon lui, il a agi délibérément. Sous le bénéfice de ses observations, il requiert qu’il plaise à la cour de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Dans sa plaidoirie, Me Huguette Bokpè Gnacadja invitera la cour à tenir compte du fait que son client a agi en situation de légitime défense, dans la maison de son beau-frère. Selon elle, il n’avait pas l’intention de supprimer la vie à la victime. Elle a alors imploré la clémence de la cour.
Au délibéré, la cour est allée dans le sens de l’avocat général.

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