Mission de la Criet: Le ministre de la Justice lève tout quiproquo

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Le ministre de la Justice et de la Législation, garde des Sceaux, Me Séverin Quenum, a échangé avec les professionnels des médias ce mardi 2 octobre, à son cabinet. Son propos a porté sur la mission de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) au sujet de laquelle il a levé tout quiproquo.

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Le ministre de la Justice et de la Législation, garde des Sceaux, Séverin Quenum, a indiqué que depuis le démarrage des activités de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), il y a une suractivité au niveau des réseaux sociaux. Les commentaires sur la poursuite de certaines personnalités prennent l’allure d’une désinformation sur la mission dévolue à la nouvelle juridiction. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), créée par la loi modificative n°2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin fait réagir l’opinion qui méconnaît la mission qui lui est dévolue. Mieux, certains estiment, selon le ministre de la Justice, que la création de la Criet vise à réprimer certaines personnalités qui ne partagent pas les idéaux du pouvoir.
Me Séverin Quenum a indiqué que la Criet est une juridiction spéciale qui ne doit pas être prise au sens d’une juridiction d’exception, pour faire penser à une juridiction prévue pour réprimer ou violer suffisamment le droit de la défense. « Il ne s’agit pas d’une juridiction prévue dans l’ordre constitutionnel de façon à considérer que c’est taillé sur mesure… », a informé le garde des Sceaux. La loi a doté la Criet d’une compétence nationale, elle juge les faits qui sont de nature délictueuse que la loi qualifie de crime. Elle statue comme un tribunal correctionnel pour le flagrant délit et peut se réunir en session pour statuer comme une juridiction, semblable à la Cour d’assise en matière criminelle. Le souhait du ministre de la Justice est que cette juridiction qui a commencé à rendre des décisions aille jusqu’au bout, car les actes de corruption et d’enrichissement illicite, plombent le développement du pays.
Partant, le ministre de la Justice a informé qu’il y a aujourd’hui quatre grands fléaux qui menacent la paix et la sécurité dans le monde : la corruption, le trafic de drogue, le terrorisme et le blanchiment de capitaux. Il a affirmé que le Bénin a une législation adéquate pour faire face à cette forme de criminalité qui, chaque jour, s’amplifie. Il a fait allusion à la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin et à la loi sur le blanchiment des capitaux ainsi que le trafic de drogue. « Et pour aller jusqu’au bout de la logique, il était nécessaire d’avoir un bras opérationnel qu’est cette juridiction spéciale dont la principale attribution est de réprimer ces infractions », a renseigné Me Séverin Quenum.
Tout ce qui se dit sur la Criet, selon ses explications, n’est que vaine polémique et les citoyens doivent cesser de croire que l’avènement de la Criet vise certaines personnalités. « En toute honnêteté, on n’est pas dans cette logique de poursuite acharnée », a-t-il ajouté.

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