Mono: 97,56 % de crédits délégués consommés en 2017

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Mono: 97,56 % de crédits délégués consommés en 2017


 

La conférence administrative départementale du Mono a repris ses activités, pour le compte de cette année 2018. La réunion statutaire au titre du mois de janvier, s’est tenue, ce mercredi à la préfecture de Lokossa, sous la présidence du préfet Komlan Zinsou. Trois préoccupations majeures étaient à l’ordre du jour dont le point sur la consommation des crédits délégués chiffrée à 97,56 % en 2017.

LIRE AUSSI:  64e édition du pèlerinage marial de Dassa-Zoumè: Sous le signe de « Marie, Mère de l’Eglise »

Le délégué du contrôleur financer Arsène Honkpéhèdji et le régisseur des finances, Gabin Houndjè, du département du Mono ont, tour à tour, fait le point par rapport aux engagements et décaissements réels opérés dans le cadre de l’exercice 2017 en ce qui concerne les crédits délégués. 

Aux dires d’Arsène Honkpéhèdji, la compilation effectuée au niveau de la quarantaine de structures bénéficiaires des crédits délégués a permis d’obtenir un taux de 97,56 % de consommation. En revanche, il a relevé que certaines directions départementales ont distinctement fait meilleure performance en réalisant un taux de 100 %. Il s’agit, en l’occurrence, des directions en charge du Développement et des Infrastructures.
Le régisseur des finances a, quant à lui, fait savoir que tous les mandats et autres effets de décaissements, parvenus à ses services, ont été satisfaits, au cours de l’année passée pour soutenir que le taux de décaissement est de 100 %.
Mais en dépit de ces résultats qui paraissent élogieux, les deux responsables se sont dits insatisfaits. Car, ils estiment que le département aurait pu faire meilleure performance, par rapport aux engagements, en faisant allusion aux crédits qui ne sont pas consommés alors que les besoins d’investissements sont immenses. En cause, une certaine lenteur administrative qui, selon eux, a été notée dans les diligences attendues des services financiers de la plupart des structures. Laquelle lenteur a fait perdre, entre autres, une cagnotte de 21 millions francs Cfa, dédiée au secteur de la santé pour gérer des indigents.
D’autres dysfonctionnements ont été également relevés. Les membres de la conférence se sont engagés à prendre des dispositions nécessaires et à fouetter l’ardeur de leurs collaborateurs en charge des finances. L’objectif visé est d’atteindre une consommation entière des crédits, soit un taux de 100 % en 2018, a souligné le préfet Komlan Zinsou.
Les deux autres points débattus hier ont trait à la stratégie de reproduction chez les adolescents et les jeunes et aux insuffisances notées dans l’application des textes qui encadrent le processus de la décentralisation. Objet d’une communication, présentée par le secrétaire général de la préfecture Arnaud Agon, le dernier point est le résultat d’un travail qui se fait, par une approche participative, en prélude à la relecture desdits textes?

LIRE AUSSI:  Commune de Zè: L'ancien maire Joseph Dangbénon n'est plus