Non-tenue du pèlerinage du Christianisme céleste à Sèmè-Podji: La Covid-19 en cause

Par Maryse ASSOGBADJO,

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La Covid-19 impose cette année à l’Eglise du christianisme céleste de célébrer la Nativité sur ses différentes paroisses, contrairement à la tradition selon laquelle les fidèles se mobilisaient sur le site du pèlerinage mondial à Sèmè-Podji. Les responsables de cette église apprécient cette restriction.

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Pas de mobilisation cette année sur le site du pèlerinage mondial du christianisme céleste à Sèmè-Podji. Les restrictions imposées par le gouvernement dans le cadre de la riposte contre la Covid-19 ne laissent pas d’autre choix aux responsables de cette confession religieuse qui mettent déjà les bouchées doubles pour de belles célébrations sur les différentes paroisses.
Aux temples de Cadjèhoun et de Vodjè, la célébration de la Nativité se prépare avec beaucoup d’entrain et enthousiasme. Ces paroisses font leur toilette avec les derniers coups de balai et de brosse. Les chorales aussi s’affairent pour revisiter le répertoire des cantiques.
« La naissance du Christ nécessite que nous mettions tout le soin pour préparer sa crèche. C’est cette activité qui mobilise actuellement tous les fidèles de la paroisse de Vodjè», explique vénérable sénior évangéliste Constantin Boko, rompu à la tâche en cette matinée du mardi 22 décembre dans sa soutane blanche.
Du côté des fidèles et responsables de cette église, la décision de l’exécutif est bien saluée. «Depuis la création de notre église en 1947, nous allions régulièrement nous recueillir à la plage dans le cadre de la fête de Noël. Cette année, le gouvernement nous a intimé l’ordre de célébrer le culte sur nos paroisses. Nous ne pouvons que nous plier à cette décision, car aucun gouvernement au monde ne veut du mal à son peuple. L’Eglise du christianisme céleste ne peut outrepasser les règles établies par l’Etat », soutient vénérable suprême évangéliste Prosper Ahoumènou de la paroisse de Cadjèhoun.
Constantin Boko renchérit : «L’obéissance à l’Etat est avant tout une prescription divine. Tout ce que Dieu fait est bon. Nous apprécions les mesures du gouvernement à leur juste valeur. Nous sommes conscients de l’existence du coronavirus ».
Les fidèles qui tenteront d’enfreindre ces règles seront traqués et punis sans état d’âme, avertissent les deux responsables.
En session ordinaire le 25 novembre sous la présidence du Révérend Bennett Adéogoun, chef mondial de l’église, le comité directeur avait déjà pris acte des mesures édictées par le gouvernement pour interdire le rassemblement de plus de cinquante personnes, en décidant de ne pas organiser le pèlerinage cette année. Cette formule vise à limiter la propagation du virus.
Retenu pour être célébré sur les différentes paroisses, le rituel de la Nativité du Seigneur ne souffrira d’aucune faille. Toutes les dispositions utiles sont déjà prises pour rendre agréables ces moments de louange et d’adoration.
« Nous avons déjà apprêté un espace pouvant contenir la foule et nous aider à respecter la distanciation sociale. Les bavettes et dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon sont déjà disponibles. Chaque fidèle sait à quoi s’en tenir », rassure Prosper Ahoumènou.
Lui et son collègue de Vodjè perçoivent la décision du gouvernement plutôt comme une bénédiction. « Que l’on soit allé à la plage ou que l’on célèbre la Noël sur les paroisses, les grâces de la Nativité seront intactes », soutiennent-ils pour rassurer les incrédules qui douent encore des grâces liées à la célébration de Noël en tout lieu que le site de pèlerinage mondial à Sèmè-Podji.

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