Nouveau marché de fripes de Pk3 Cotonou : spacieux et merveilleux !  

Par Fulbert Adjimehossou,

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Nouveau Marché de Fripes de Pk3 CotonouDans ce cadre moderne, l’ambiance de chantier va bientôt laisser place à la convivialité autour de vêtements de seconde main

Sublime et majestueux, il trône au cœur de Pk3, le nouveau marché de fripes de Cotonou. L’infrastructure qui accroche de loin, par sa forme imposante et pyramidale, son ossature métallique est « assez spéciale». Étendu sur 3 ha, dont une surface bâtie de 2,8 ha, ce marché est composé, entre autres, d’espaces de vente, de parking et des aménagements verts en cours de finition. On dénombre ici au moins 270 boutiques, 1 700 étals et des espaces de restauration.
Avec les explications de l’architecte Giordano Adjinacou, les regards des visiteurs ne cessaient de rechercher dans chaque coin, au sol comme en haut, des détails pour ne rien rater. « Nous avons ici des étals, ces petits espaces de vente réservés aux détaillants. Viennent ensuite les boutiques qui s’ouvrent sur les voies. Nous avons des magasins de vente en gros et en demi-gros», détaille l’architecte.
Bien évidemment, comme prévu dans l’ensemble des neuf marchés construits, il y a des locaux administratifs, une infirmerie, des salles polyvalentes et des espaces d’urgence pour faciliter l’intervention des pompiers et de la police.

Enfin ! 

Ça fait déjà plus d’une décennie que les tractations pour la délocalisation du marché de Missèbo ont été enclenchées, en raison de l’encombrement de la berge lagunaire. Maintenant, on tend vers un dénouement heureux au regard de l’engouement des bénéficiaires ayant  découvert le marché ce mardi.  En réalité, convaincus, les vendeurs de fripes le sont maintenant que leurs yeux ont vu « le salut » qui se dresse devant eux. « Le chef de l’État a vraiment du goût», entendait-on fréquemment dans la masse, impatients qu’ils sont de s’installer.
De là, nul ne veut se laisser lui filer l’opportunité entre les doigts. Les futurs bénéficiaires n’attendent d’ailleurs que de s’installer pour oublier les douleurs du passé. « Nous avons visité et nous en sommes heureux. Mais il faut que le chef de l’État insiste pour que l’on priorise les sinistrés. C’est important pour nous. Je me rappelle le jour où on nous a délogés.
Beaucoup sont encore à la maison en souffrance, on doit donner priorité aux sinistrés », laisse entendre Léassou Kpassila au nom des usagers. Elle n’a pas manqué de présenter néanmoins des doléances à l’endroit de la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) qui organise, depuis vendredi 27 mai 2022, la visite d’appropriation des nouveaux marchés.

La sectorisation en marche

Les travaux de finition sont en cours. Et l’ambiance de chantier devrait laisser place à la convivialité autour de vêtements de seconde main, à des arrivages autour desquels ça discutera en permanence entre vendeurs et acheteurs. Bientôt, les mains pleines, la tête dans les étoiles, les usagers pourront dans un cadre moderne venir renouveler leur garde-robe, sans se ruiner, ni nuire à la planète.
« C’est le transfert de Missèbo vers ce site qui se concrétise ainsi. Je voudrais donc au nom des usagers du marché de Missèbo dire ma gratitude au gouvernement du président Patrice Talon qui a montré une fois encore que les commerçants vallent plus que de l’or dans un pays », a laissé entendre Armand Gansè, directeur de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), également heureux de découvrir ce « cadre décent».
Cependant, le marché Pk3 ne sera pas le seul « spécial» de la ville. A Midombo, un espace marchand a été dédié aux artisans pour leur offrir les commodités nécessaires Tokplégbé a aussi son nouveau marché avec les mêmes fonctions que ceux de Gbégamey, Ste Trinité et Cadjèhoun. La sectorisation voulue dans le cadre du projet de modernisation des marchés urbains et régionaux prend ainsi corps.
« Je vois qu’on nous inculque une nouvelle manière de faire le commerce. Il y a la sectorisation de la vente de certaines marchandises. Les femmes vont s’y habituer », fait remarquer la cheffe du 1er arrondissement de Cotonou, Arlette Bello Saïzonou.
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