Nouvelle année 2021:Sous le signe de l’espérance chez les catholiques

Par Maryse ASSOGBADJO,

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L’Eglise catholique se prépare à entrer dans la nouvelle année avec foi et espérance en dépit du contexte difficile de la Covid-19. Pour les pères Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication, et Joël Chanhoun, aumônier diocésain de la jeunesse, les chrétiens catholiques vont aborder 2021 dans la dynamique de ceux qui sont faits pour l’éternité, dans la paix et la prière.

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Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication:« C’est très important de commencer l’année nouvelle par Marie»

« Pour l’Eglise catholique, l’entrée dans l’année nouvelle n’est jamais liée à une condition humaine, à une maladie ou à un drame. C’est déjà arrivé que, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, qu’il y ait une crise politique ou une catastrophe naturelle, mais nous entrons toujours dans l’année nouvelle remplis d’espérance. C’est le Christ qui apporte l’espérance et l’Eglise catholique a l’habitude de faire l’octave de Noël, ponctuée de huit jours d’action de grâce et de bénédiction à la suite de la naissance du Christ qui nous accorde la renaissance. C’est pour cette raison que même au cœur du drame, cette naissance prend une signification nouvelle parce que le Christ est le soleil levant, la lumière divine qui nous guide.

Etant la nouvelle vie et notre rédemption, nous entrons dans l’année nouvelle dans la dynamique que notre vie va être renouvelée grâce au sauveur et au rédempteur. Durant huit jours à compter de la veille de la nativité du Seigneur, nous poursuivons l’action de grâce en chantant gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. Nous concluons l’octave par la célébration du 1er janvier que nous dédions à Marie, mère de Dieu. C’est très important de commencer l’année nouvelle par Marie car, elle est la femme de foi. C’est elle qui a permis à la parole de prendre corps et au verbe de prendre chair. Marie commence l’année avec nous en tant que mère de Dieu et par la filiation divine, elle devient également notre mère. Le message de Jésus sur la croix renseigne bien à propos : « Jean, voici ta mère. Marie, voici ton fils ». Nous sommes des fils et filles bien-aimés de Marie. Nous commençons donc l’année par Marie, avec Marie, imitant la foi de Marie. Cette foi imperturbable, quelles que soient les saisons de notre vie.

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Nous restons dans l’espérance comme Marie, car rien ne nous trouble parce que nous croyons en celui qui va renouveler notre vie et l’éclairer.
De façon pratique, la célébration du nouvel an commence toujours par une veillée de prières qui peut prendre la forme de la récitation et de la méditation du chapelet entrecoupée de prières ou des chants d’action de grâce. C’est une manière pour le peuple de Dieu de remercier le Seigneur de lui avoir permis de vivre l’année en dépit des épreuves. Nous concluons par l’Eucharistie. Nous entrons dans l’année nouvelle en acceptant le fils de Dieu, le prince de la paix. C’est pour cette raison que le 1er janvier est non seulement la fête de Marie, mère de Dieu et notre mère, mais aussi la Journée mondiale de prière pour la paix. Le Pape François fera sa bénédiction urbi et orbi, à Rome et au monde entier pour implorer la paix et la sérénité. Nous ne sommes plus un peuple qui passe et trépasse. Nous sommes faits pour l’éternité ».

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Père Joël Chanhoun, aumônier diocésain de la jeunesse :«Travailler à remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour »
Le coronavirus a montré la fragilité de notre humanité, de toutes les théories mettant l’homme au-dessus de tout, sans aucune référence au créateur. Pour sa part, l’Eglise catholique appelle l’humanité à l’espérance en cette période de grande crise. L’espérance n’est rien d’autre que l’optimisme chrétien. Elle permet à l’homme de rester solide dans la foi, pleinement assuré des promesses de Dieu. L’espérance est cette force qui nous tire audacieusement vers l’avant, la nouveauté, le changement, vers l’inédit. L’espérance est orientation et guide sur le chemin de la vie et l’audace sur les sentiers de l’avenir.

En invitant à l’espérance, l’Eglise réaffirme sa vision selon laquelle l’avenir se trouve dans le présent. L’avenir est le fruit des décisions personnelles et collectives que nous prenons jour après jour. Par nos activités et nos engagements qui vont dans le sens de plus d’humanité, nous travaillons à un monde plus juste et fraternel. Une telle vision de l’avenir ne doit pas nous voiler la réalité dans ses aspects les plus durs, avec son cortège d’aliénation, d’oppression et de mort.
Pour entrer dans cette nouvelle année, nous sommes invités à un surcroît dans nos vies personnelles et dans nos engagements collectifs. Cela comporte une volonté de décider de partager le meilleur de nous-mêmes, une bonne dose de courage pour contester certaines valeurs du monde actuel. Nous devons travailler à remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour et nous mettre au service des plus pauvres et des petits.

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