Nouvelle feuille de route du gouvernement 2021-2026 : les ambitions portées par le Pag 2

Par Paul AMOUSSOU,

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Patrice TalonPatrice Talon, Président de la République du bénin a promu plusieurs officiers supérieurs des forces armées béninoise au grade de général

Transformer l’essai, autrement dit rester sur la bonne lancée tracée par la première feuille de route et en amplifier les réussites, assortir le tout de nouveaux points d’ancrage de l’action gouvernementale, avec le social comme point culminant. Tel est le créneau du Programme d’action du gouvernement (2021-2026), acte 2.

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12 011 milliards de F Cfa dont 3431 milliards de F Cfa déjà disponibles, avec 48% de ressources publiques comme part contre 52 % pour le secteur privé ; le renforcement de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance comme piliers fondamentaux ; poursuivre la transformation structurelle de l’économie et l’amélioration du bien-être social des populations, comme créneaux.
Tels sont les points d’ancrage de la nouvelle feuille de route du gouvernement Talon pour la période 2021-2026, avec pour ambition de poursuivre, de consolider et d’amplifier les acquis du Programme d’action du gouvernement (Pag 1). Toujours en ligne de mire de l’action gouvernementale à travers ce nouveau parchemin, les cibles prioritaires de l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement durable ainsi que les objectifs de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Aussi, fondé sur les objectifs stratégiques du Plan national de Développement 2018-2025, le Pag 2 s’inscrit-il dans la dynamique de planification, en phase avec l’orientation définie depuis avril 2016.
A l’instar du premier, le Programme d’action du gouvernement, acte 2 (Pag 2), adopté en Conseil des ministres ce mercredi 15 décembre, est la résultante d’un processus ayant sanctionné plusieurs séances d’arbitrage au niveau des ministères sectoriels et dont le point d’orgue aura été le séminaire gouvernemental tenu lundi 13 décembre dernier pour opérer les derniers réglages. C’est loin d’être donc, connaissant d’ailleurs la méthode et les procédés du président Talon, un document conçu ex nihilo. Pour favoriser son exécution diligente, ledit programme est assorti d’un mécanisme qui en définit le cadre d’orientation, le cadrage macroéconomique, le mode de financement ainsi que les directives de mise en œuvre.

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Transformer l’essai

Au-delà de ces points de ressemblance, chaque programme a ses spécifiés. Ainsi, si le Pag 2016-2021 a eu vocation de révéler le Bénin et pour mérite d’avoir posé les fondations d’un Bénin réformé et remis sur les rails du développement, le programme du gouvernement 2021-2026 entend transformer l’essai comme on dit dans le jargon du rugby, tout en maintenant le cap pour accélérer de manière durable le développement économique et social du Bénin. La vocation sociale du Pag 2 s’est d’ailleurs nettement affirmée, conformément au leitmotiv du « hautement social » clamé par le chef de l’Etat. Ainsi, outre les impacts sociaux qu’induiront les réformes et projets, les actions sociales proprement dites représentent la fraction considérable de 32% du montant global dudit programme, soit 3779 milliards de Fcfa. C’est dire que le bien-être social est davantage au cœur du Pag 2. Cette option sociale prend tout son sens avec l’amélioration des salaires des travailleurs qui transparait clairement dans cette nouvelle feuille de route dont le gouvernement se veut le défenseur, par l’ouverture de discussions avec le patronat et les partenaires sociaux.

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Parole donnée, parole tenue

Une astuce que le gouvernement a bien fait d’emprunter, en toute intelligence et responsabilité, car ce faisant, l’accalmie observée sur le front social aura toute raison de se pérenniser. Non pas, comme d’aucuns le croiraient, en raison de la loi sur la grève, mais en fonction du dialogue ouvert et entretenu avec les partenaires sociaux de façon continue. Du reste, cette option du « hautement social » est la traduction d’une promesse faite par le président Talon d’améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs dès lors que les finances publiques le permettront. Chose promise, chose due. Et en l’occurrence, promesse électorale tenue. Une chose de faite qui change un peu de la pratique courante dans le microcosme politique, ici et ailleurs, où l’évangile enseigné reste que ‘’les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient’’, dit-on?