Obseques du president Emile Derlin Zinsou: Les qualités exceptionnelles du défunt saluées

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Décédé jeudi 28 juillet dernier à l’âge de 98 ans, l’ancien président de la République, Emile Derlin Zinsou, a reçu les hommages de la République, mercredi 24 août au palais des Congrès à Cotonou. La cérémonie d’adieu s’est déroulée sous la présidence du chef de l’Etat, Patrice Talon, entouré des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des députés, des membres de la classe politique et en présence des membres du corps diplomatique et d’autres invités de marque et des anciens collaborateurs de l’illustre défunt.

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Après les honneurs militaires sur l’esplanade du palais des congrès, et l’installation de la dépouille de feu président Emile Derlin Zinsou contenue dans un cercueil recouvert du drapeau national, la cérémonie d’hommages s’est poursuivie avec la décoration à titre posthume et diverses oraisons funèbres.
En effet, c’est la grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, qui a d’abord procédé aux rituels funèbres selon les règles en vigueur à l’Ordre national du Bénin. Dans son mot introductif, elle relève que feu président Emile Derlin Zinsou est un grand homme d’Etat qui a participé au processus de développement de son pays et à l’édification des fondements de l’Etat de droit. Son engagement citoyen, souligne-t-elle, lui a permis de faire partie du prestigieux cercle de ceux que la providence a chargé de présider aux destinées du pays. «A ce titre, il a été reconnu comme Grand maître de l’Ordre national du Bénin », précise Koubourath Osséni. Elle ne manque pas d’évoquer la grande et belle figure de la République doublée d’une personnalité lumineuse que constitue l’illustre disparu. Par ses combats, ajoutera-t-elle, il a marqué plusieurs générations. Ces rituels accomplis, elle s’en va s’incliner devant la dépouille après….
Dans la série des oraisons funèbres, on note celle des anciens ministres du président défunt en 1968. Dans un texte unique, Emile Paraïso, Albert Ouassa, Adrien Ahanhanzo Glèlè et Daouda Badarou rendent hommage à leur chef à travers la voix de Stanislas Yédomon Pognon. Rappelant les conditions d’accession du président Emile Derlin Zinsou au pouvoir, il indique qu’il fut appelé par les militaires pour sortir le pays déjà au bord du gouffre. Ce fut un gouvernement de rénovation, de combat, reconnaît-il. Pour le défunt, rappelle-t-il, « Les richesses se gagnent, l’avenir s’invente, un destin se forge. Notre mot d’ordre : tous au travail ». Le président Zinsou introduit de nouveaux paradigmes dans le jeu politique. A ce propos, le porte-parole de ses anciens ministres mentionne : « la prospérité d’une nation se construit sur la rigueur, la primauté de l’intérêt général du pays, la nécessité de dire la vérité au peuple quoi qu’il en coûte, l’école au centre des préoccupations de l’Etat, le refus de l’argent facile, la guerre à la corruption, au détournement et à toutes formes d’incivismes». En termes d’héritage, il retient des réalisations fortes dont les Centres d’actions régionales pour le développement rural (Carder) dont l’acteur émérite est Adrien Ahanhanzo Glèlè. Les autres éléments de l’héritage du président Zinsou, ce sont la culture de la ponctualité, le refus de vivre au-dessus de ses moyens, la rigueur dans la gestion des finances publiques. Soulignant des similitudes entre les valeurs que portait le régime Zinsou et celui de Talon, Stanislas Yédomon Pognon en vient à poser une question : « Le président Zinsou serait-il le précurseur du président Patrice Talon ? »
Porte-parole de la famille, Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du gouvernement Yayi, évoque l’humilité, la bonté, la générosité et la charité du jeune médecin de 22 ans demeurées vivaces chez l’homme d’Etat, le diplomate, le persécuté. Toutes ses qualités sont doublées de son sens religieux et de sa foi. Une foi qui le porte à prendre la mort non pas comme une fin redoutée mais comme un commencement espéré?

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