Onzième université du notariat africain : Les notaires en quête de nouveaux outils pour des prestations plus adaptées

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Les notaires d’Afrique ont fait de leur université une rencontre de haut niveau et une tradition. Dix ans après, la première édition, les voilà réunis à Cotonou, à un moment où les défis de ce métier semblent plus importants que jamais, pour y tenir la onzième édition. Rendez-vous considéré comme charnière pour susciter plus d’attention autour du notariat, les travaux de cette université démarrés lundi 23 mai, prennent fin le vendredi 27 mai prochain.

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Ces universités du notariat d’Afrique sont désormais pour les notaires d’Afrique, une tradition à laquelle ils doivent sacrifier chaque année. Depuis la première édition en 2006 à Lomé, elles se sont poursuivies sans discontinuer… Je suis certain que cette onzième édition des universités du notariat d’Afrique est appelée à rester dans les annales, comme l’une des plus importantes qui auront été tenues à notre époque ». Message de fierté, emprunt d’engagement, délivré par le président de la chambre des notaires du Bénin, Virgile K. Agbanrin. Heureux de retrouver à nouveau ses pairs à Cotonou, après les assises de la troisième édition tenues dans cette même ville, il place la présente rencontre sous le signe d’un nouvel engagement pour faire davantage jouer au notaire, le rôle qui est le sien dans la société.
« Tout le monde peut constater que les universités du notariat d’Afrique deviennent, de jour en jour, plus scientifiques et réunissent un nombre de participants de plus en plus important et chaque fois, de meilleure qualité », laisse-t-il entendre. Et pour ce qui est de cette onzième édition, elle répond selon Pamphile Virgile K. Agbanrin à un besoin, « celui d’échanger des idées, des manières de voir, de les mettre au point, d’en tirer en quelque sorte des conclusions pratiques pour susciter des inspirations aux sphères dirigeantes ». Les thèmes mis en discussion au cours de cette 11e édition concernent : « La copropriété verticale : solutions africaines », « Le notaire, nouvel architecte des entreprises » et « Management notarial? objectif 2020 ». Ces thèmes, rappelle le président de la chambre des notaires du Bénin, ont été étudiés sous leurs différents aspects par des hommes compétents, comme le professeur Mayatta Mbaye, Joseph Kamga et le cabinet Manegere associés avec l’appui de l’Association du notariat francophone (Anf).

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Partir sur de nouvelles bases

Plusieurs personnalités sont aussi attendues à Cotonou, comme par exemple le président de l’Union internationale du notariat Me Daniel Sedar Senghor, la vice-présidente de l’Union pour l’Afrique, Me Régine Dooh Collins Ekolo, le président de la Commission des Affaires africaines de l’Union, Me Mouhamed Tchassona Traoré et bien d’autres éminences grises dont les contributions sont très attendues au cours des travaux. « Nous allons nous réunir du 23 au 27 mai pour améliorer nos connaissances et repartir avec de nouvelles compétences tout d’abord en matière du droit de la copropriété », indique pour sa part, le président du comité d’organisation de la présente université, Me Olagnika Salam. Après Brazzaville en 2015, le moment est venu, semble-t-il dire, pour les notaires de donner des orientations nouvelles à leur profession. Laquelle, selon lui, est un idéal qui doit traverser le temps sans prendre des rides. Et, se battre pour que cette noble et indispensable profession reste malgré « toutes les vicissitudes du temps et de l’administration » et demeure à l’en croire, un défi permanent. Dans un monde en pleine mutation et en perpétuelle mutation, Me Olagnika Salam juge que la « solide formation initiale » du notaire ne suffit plus.
Nous devons explorer, exhorte-t-il, « tous les aspects de l’évolution de nos sociétés, imaginer, expérimenter et créer les mécanismes juridiques de demain pour servir notre devise de toujours que nous pourrions résumer dans le triptyque suivant : probité, sécurité, authenticité ». A ceux qui pensent qu’on peut se passer du notaire dans le monde d’aujourd’hui et construire celui de demain, les notaires réunis à Cotonou depuis le lundi 23 mai dernier apporteront des éléments de réponse. Mais sans les devancer, Me Olagnika Salam à qui incombe l’organisation des travaux de Cotonou demeure optimiste pour dire que le notariat a encore de beaux jours devant lui, dans les sociétés actuelles et compte même s’imposer davantage à travers des outils qui permettront d’offrir des prestations plus poussées et plus personnalisées. ¦