Organisation du recrutement des auditeurs de justice par le ministère de la Fonction publique: L’UNAMAB dénonce le gouvernement et menace

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Le retour de l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice au ministère de la Fonction publique n’est pas du goût de l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB). Elle l’a fait savoir hier, à travers une déclaration lue à l’issue de son assemblée générale extraordinaire, dans une salle d’audience au tribunal de première instance de Cotonou par Mario Mètonou, secrétaire administratif adjoint de l’UNAMAB. Il en ressort que si le nouvel arrêté interministériel sur le concours n’est pas rapporté, l’UNAMAB ira en grève.

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L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) n’entend pas voir le concours de recrutement des auditeurs de justice des 28 et 29 novembre prochains organisé par le ministère de la Fonction publique en lieu et place du ministère de la Justice. A défaut d’être écoutée, elle menace de déclencher une grève d’avertissement de 72h puis 5 jours par semaine si le gouvernement ne rapporte pas les actes signés pour faire organiser ledit concours par le ministère de la Fonction publique.
Donnant lecture du communiqué de presse sanctionnant l’assemblée générale consacrée à la question, Mario Mètonou, secrétaire administratif adjoint de l’UNAMAB, a indiqué que « pour garantir la transparence du concours de recrutement des auditeurs de justice », l’Union donne jusqu’au lundi 7 septembre 2015 pour rapporter tous les actes clandestinement signés dans le cadre de l’organisation dudit concours ». Au-delà de cette date, a-t-il poursuivi, « l’UNAMAB déclenchera une grève d’avertissement de 72 heures à partir du mardi 8 septembre 2015 ». Cette grève sera corsée et passera à cinq jours par semaine si après le jeudi 10 septembre, rien n’est fait pour rapporter les actes pris dans le sens de ce concours pour en confier l’organisation au ministère de la Fonction publique.
Le secrétaire administratif de l’UNAMAB a rappelé que depuis 2002, l’organisation dudit concours a été confiée au ministère de la Justice avec l’assistance des cadres de la Fonction publique. Et ce, «à la demande des bailleurs de fonds». Ainsi, a poursuivi le secrétaire administratif de l’UNAMAB, en 2003, cette option a été consacrée par les articles 27 et 28 de la loi portant statut de la magistrature. Mieux, l’arrêté n°00259/MJLDH/MFPTRA/MERS/DC/SG/DA du mai 2004 a été pris en application de l’article 28 de cette loi. En vertu de cet arrêté, une commission de sept membres a été créée pour définir «le processus d’organisation du concours et le met en œuvre».

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Des tentatives de récupération

Cette commission est composée de deux magistrats du ministère de la Justice, d’un magistrat de l’UNAMAB, de deux représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de deux représentants du ministère de la Fonction publique.
L’UNAMAB a observé «des tentatives de récupération» sans succès dudit concours sous les anciens ministres de la Justice. Dans le même ordre d’idées, l’UNAMAB a dénoncé dans son communiqué les déclarations de certains députés. Si l’un « fustige l’organisation transparente du concours » en 2013, l’autre a sur une chaîne de télévision prétendu que « 98% des magistrats viennent d’une même région». Par ailleurs, le chef de l’Etat aurait «publiquement juré de remettre en cause l’arrêté interministériel régissant l’organisation du concours des auditeurs de justice». Mais l’UNAMAB a constaté que, pour le recrutement des 40 auditeurs de justice des 28 et 29 novembre prochains, le Garde des Sceaux, s’est sur la base de la loi portant statut général des agents permanents de l’Etat, associé à ses collègues des ministères en charge de la Fonction publique et de l’Enseignement supérieur pour prendre un arrêté interministériel afin de « retourner l’organisation du concours des auditeurs de justice dans le giron du ministère de la Fonction publique ».