Ousmane Batoko face aux Opj et magistrats de Natitingou: Appel au respect des droits de l’homme

Par Didier Pascal DOGUE,

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Le président de la Cour suprême bouclant sa tournée dans l’Atacora et la Donga a rencontré, vendredi 20 décembre dernier, au tribunal de Natitingou, les officiers de police judiciaire, les magistrats et le personnel du tribunal de Natitingou.
L’éthique, le professionnalisme et le respect des droits des justiciables étaient au menu des échanges.

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Les échanges du président de la cour suprême, Ousmane Batoko, appuyé par les membres de sa délégation, avec le personnel du tribunal de Natitingou et les officiers de police judiciaire exerçant au commissariat de Natitingou ont porté sur le respect des règles d’éthique, de professionnalisme et des droits des justiciables.
Faisant le point de sa tournée, Ousmane Batoko a rappelé qu’elle visait à libérer les populations du traumatisme lié à une convocation du tribunal ou du commissariat. C’est ce qui justifie sa visite à la deuxième adjointe au maire de Natitingou pour lui signifier le but et l’objet de sa tournée. Le président de la Cour suprême a cependant relevé que la chaine pénale est très active malgré ses difficultés. Elle accomplit sa mission républicaine avec une certaine disponibilité, a-t-il expliqué. Selon lui, les difficultés et problèmes soulevés sont pertinents de sorte qu’il compte en arriver à bout par des solutions internes et avec l’intervention du président du Conseil supérieur de la magistrature.
Face aux officiers de police judiciaire, il a rappelé que leurs rapports avec les personnes appréhendées doivent être empreints du respect de leurs droits, car elles sont présumées innocentes jusqu’à ce qu’une juridiction de jugement ait reconnu leur culpabilité.
Pour Ousmane Batoko, aussi bien les officiers de police judiciaire que les magistrats y compris tout le personnel judiciaire sont au service du peuple parce qu’ils sont payés par le fruit de son labeur.
Aux magistrats, il a rappelé qu’ils ne doivent pas se considérer comme des demi-dieux, traitant les justiciables comme des moins que rien lâchant parfois à leur face : « Ici, c’est moi qui pose les questions ».
Dans le même ordre d’idées, le secrétaire général de la Cour suprême, Régina Anagonou-Loko a rappelé à ses pairs magistrats qu’ils devraient éviter de se compromettre en ayant des relations douteuses avec des justiciables dont ils ont traité les dossiers.
Le magistrat Nicolas Biao, avocat général près la Cour suprême, quant à lui, s’est évertué à rappeler aux officiers de police judiciaire l’observance stricte des principes et règles qui gouvernent la garde à vue des prévenus.
Réagissant aux reproches et plaintes de certains justiciables, le procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou, Bernadin Hounyovi, a expliqué qu’aucun des magistrats de ce tribunal n’avait des comportements déviants déplorés.
En ce qui concerne les conditions de travail des Opj, le président du tribunal de première instance de deuxième classe de Natitingou, Armand Gounon, ancien policier, a souhaité qu’elles soient améliorées afin de leur permettre de mieux accomplir des actes de police judiciaire authentiques ou proches de la vérité des faits.

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