Ouverture de la 1ère session ordinaire de la Haac pour l’année 2017: La migration vers le numérique préoccupe

Par Didier Pascal DOGUE,

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Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, a ouvert ce jeudi 16 février au siège de l’institution à Cotonou, la première session ordinaire de l’institution pour l’année 2017. C’était en présence du vice-président, des conseillers et des autres cadres de l’organe de régulation.

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« Récemment, je rappelais rapidement le chemin parcouru ces derniers mois relativement à l’importante question de la mise en œuvre méthodique des tâches qui incombent spécifiquement à la Haac dans le cadre de la migration imminente de l’analogique au numérique », a laissé entendre Adam Boni Tessi, président de la Haac, dans son mot d’ouverture de la première session ordinaire pour l’année 2017 de l’institution de régulation des médias. Insistant sur la multiplicité desdites tâches, le président de la Haac a attiré l’attention de l’auditoire sur leur complexité et la nécessité pour l’institution de se mettre à la hauteur des attentes de tout le peuple. Un peuple, relève-t-il, qui espère que le pays entrera fièrement à bonne date dans le concert des nations ayant annoncé avec succès leur entrée dans le monde numérique en matière de médias audiovisuels. La tâche, reconnaît-il, est ardue, mais les dispositions en cours augurent d’un aboutissement heureux.
Le défi majeur, retient Adam Boni Tessi, porte principalement pour les quatre mois que durera la session ainsi ouverte, sur la fin des travaux d’élaboration de tous les textes requis. « Nous y sommes déjà résolument engagés et bénéficions également de l’appui technique demandé », assure le président de la Haac qui invite les acteurs à faire preuve de créativité interne, d’engagement patriotique et d’abnégation à toute épreuve.
Adam Boni Tessi a également rappelé sa ferme détermination à faire de la Haac, l’instrument privilégié du respect de l’Etat de droit dans le secteur des médias. « En cette matière, beaucoup restent à faire. La régulation est notre raison d’être ; nous ne pouvons donc tolérer aucune dérive à ce sujet tant dans le domaine de la presse écrite que dans celui des médias audiovisuels », martèle le président de l’institution de régulation des médias, fort de l’appui juridique que lui confèrent le code de l’information et de la communication et la loi sur le numérique. L’exercice du pouvoir et la mise en œuvre systématique des moyens légaux ne souffriront d’aucune défaillance, assure le président de la Haac qui entend exercer jusqu’au bout les prérogatives et pouvoirs que la loi lui confère, pour faire respecter son autorité.
« La régulation doit prendre une nouvelle dimension. Pour ce faire, la Haac a évidemment besoin de moyens adéquats. Les allocations budgétaires sont insuffisantes aussi bien pour le contrôle technique que pour le contenu de la presse nationale », évoque-t-il, prenant l’engagement de tout mettre en œuvre pour une gestion efficiente et transparente du budget de l’institution et un plaidoyer en direction des partenaires institutionnels étrangers pour l’amélioration des ressources.
La conviction du président de la Haac est que cette première session pour l’année 2017 est celle de l’ancrage de la Haac et du Bénin dans l’ère du numérique et du véritable essor de la régulation?

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