Ouvrage « Accusée mais pas coupable »: Christhelle Houndonougbo se prononce sur la mort de sa domestique

Par Josué F. MEHOUENOU,

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140 pages pour tout confesser dans l’affaire du meurtre de sa gouvernante Fati, décédée le 5 septembre 2012. C’est l’exercice auquel Christelle Houndonougbo s’est livrée à travers son premier livre « Accusée mais pas coupable ». Le lancement officiel de l’ouvrage a eu lundi 13 mars dernier au palais des Congrès de Cotonou.

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Incomprise, accusée, acculée, condamnée… C’est ainsi que Christelle Houndonougbo se présente entre les lignes de son ouvrage « Accusée mais pas coupable ». Un récit autobiographique de 140 pages à travers lequel l’auteure s’ouvre, se confesse, livre sa part de vérité dans une affaire qui a bouleversé sa vie de femme et de citoyenne. 

Les faits remontent au 5 septembre 2012. Christhelle Houndonougbo venait de mettre au monde sa fille, quatorze jours plus tôt. Et ce jour que l’auteure qualifie elle-même de « fatidique », une autre fille à elle, Fati, sa domestique de 15 ans est passée de vie à trépas. Comment ? C’est là toute la question que tente d’élucider le livre lancé, lundi 13 mars à Cotonou, en présence de nombreux amis, parents, admirateurs et sympathisants.
Pour l’auteure, Fati serait morte, non pas battue à sang comme ont tenté de faire croire certaines sources. Christhelle Houndonougbo décrit sa domestique comme une fille plutôt docile, son amie, sa collaboratrice, « une fille qui l’aidait beaucoup » et à qui elle ne pouvait ôter la vie, encore moins pour des friandises avalées sans autorisation. Pour elle, un tel acte ne saurait se justifier. Et c’est à ce niveau, que celle qui vient de rejoindre le cercle des gens de lettres au Bénin déroule son ressenti face au traitement, semble-t-il inhumain qui lui a été réservé. Adversaires politiques, confrères, ennemis invisibles et autres ont mis à l’index Christhelle Houndonougbo qui se débat d’être dans le viseur de plusieurs chapelles politiques. Chapelles contre lesquelles elle a toujours résisté, mais qui ont eu raison d’elle dans un moment de vulnérabilité profonde à savoir l’après-maternité. A ce propos, d’aucuns lui auraient même juré que sa grossesse n’irait pas à terme et qu’elle ne « survivrait pas à cet accouchement ».
« L’accusée » qui clame son innocence ne s’est pas contentée de raconter et de commenter ce qu’on pourrait qualifier de « l’affaire Fati ». Elle est allée plus loin, faisant une large incursion dans l’univers carcéral du Bénin, pour avoir séjourné 91 jours dans les geôles, avant de bénéficier d’une libération provisoire, puis d’un non-lieu. Elle s’est livrée aussi à une série de questionnements sur cette histoire pour en venir à la conclusion que «L’homme ne trace pas seul son destin ». Le sien, elle le veut désormais de roseau, après ce «plongeon dans la piscine de la vérité qui libère la conscience». Cet ouvrage, l’auteure et bien de gens qui ont assisté à son lancement conviennent qu’il est un legs pour la postérité, mais aussi et surtout pour la fille de Christhelle Houndonougbo qui voudra plus tard comprendre « l’affaire Fati » et ses aboutissants. Une fois ce devoir accompli, «la dame de fer de Soclogbo» prend une nouvelle résolution. «Nous sommes à la fin de l’épisode. Je voudrais fermer cette page de ma vie et passer à autre chose», soupire-t-elle.

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