PAIA-VO:Nécessité de valoriser la Vallée de l’Ouémé

Par LANATION,

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Le président de la République a lancé, dimanche 1er mars dernier à Hêtin-Sota dans la commune de Dan-gbo, la phase opérationnelle du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé. Boni Yayi a réaffirmé son engagement pour garantir la sécurité alimentaire des Béninois.

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«Nous avons décidé de nous retrouver ici pour la phase active. Mon souhait est que ce projet puisse contribuer à la réduction de la pauvreté dans notre pays». Le président de la République ne cache pas sa détermination à mettre en valeur toute la richesse de la Vallée de l’Ouémé. Et pour lui, le projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (PAIA-VO) offre plus qu’une opportunité. «Nous n’allons pas laisser cette richesse que Dieu nous a donnée. Il faut aller vite. Nous ferons tout pour accélérer les travaux afin que vous puissiez profiter des retombées du projet pour améliorer vos revenus», assure-t-il.
D’un montant total de près de 38 milliards de francs CFA financé par la Banque africaine de développement (BAD), avec une contribution nationale de 3 milliards de francs CFA, le PAIA-VO vise à sécuriser et diversifier les productions agricoles dans la Vallée de l’Ouémé et améliorer l’état nutritionnel des populations bénéficiaires. «C’est un projet transformateur qui contribuera par le biais des infrastructures agricoles structurantes et du développement des chaînes de valeur, à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à créer de la richesse partagée et de l’emploi, concourant ainsi à la croissance économique forte, inclusive et durable», indique Xavier Boulanger, chef de mission de la BAD.

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Quatre piliers essentiels

Le PAIA-VO repose en réalité sur quatre piliers essentiels, à savoir l’augmentation des superficies cultivées à travers des systèmes fiables de maitrise d’eau, l’amélioration des infrastructures rurales et commerciales pour faciliter l’accès au marché, l’accroissement des approvisionnements alimentaires et la réduction de la faim ainsi que la recherche agricole et la diffusion de technologies. Il retient la promotion de trois filières prioritaires : le riz, le maïs et le maraîchage.
Sa zone d’intervention s’étend sur une superficie de 4770 km2, abrite plus de 1,4 millions d’habitants et couvre 14 communes sur trois départements : Ouémé, Zou, Atlantique. Le PAIA-VO prévoit l’aménagement d’environ 5000 hectares de périmètres gravitaires à maîtrise de l’eau dont notamment 11 anciens périmètres gravitaires encadrés par la Soniah dans les communes de Dangbo et Adjohoun, la construction des infrastructures de stockage et de commercialisation, la réhabilitation de 200 km de pistes agricoles, et aussi l’aménagement du périmètre irrigué de Sowé à Glazoué sous l’égide de l’Institut national de recherches agricoles du Bénin (INRAB).

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Il fournira une production additionnelle vivrière estimée à 12.650 tonnes et maraîchère à 14.500 tonnes. Mieux, plus de 9000 exploitations agricoles seront impactées, avec une attention particulière pour les femmes et les jeunes. Les retombées du projet bénéficieront directement à 63 000 personnes et indirectement à une population rurale estimée à plus de 250.000 personnes. Il est attendu une production additionnelle de 21 000 tonnes de produits vivriers. «10 000 femmes seront actrices d’activités spécifiques génératrices de revenus et 2500 jeunes seront formés par les centres nationaux Songhaï, et seront installés sur des terres dotées de moyens modernes d’exploitation», ajoute Xavier Boulanger.
En dehors de cet appui de la BAD, le chef de l’Etat annonce pour les semaines à venir des interventions de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) en faveur de la Vallée de l’Ouémé.