Panel de discussion dans le cadre de la Cimsa 2018: Tic, instruments de réduction des affections chroniques en Afrique

Par Josué F. MEHOUENOU,

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En marge des travaux de la deuxième Conférence des ministres de la Santé et des Technologies de l’Information et de la Communication qui se tient à Cotonou depuis le 17 juin dernier, l’Onusida a initié une session parallèle. Laquelle s’est déroulée, ce lundi 18 juin à Cotonou et a connu l’apport d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication.

La session parallèle initiée par l’Onusida en marge des travaux de la deuxième Conférence des ministres de la Santé et des Technologies de l’Information et de la Communication (Cimsa) sur le thème « Approche intégrée des Tic à partir d’exemples de situations: prévention, dépistage précoce, traitement, observance », ce lundi 18 juin à Cotonou, a connu la participation du ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, de l’Economie numérique et de la Communication. Son intervention a porté sur « Tic, objets connectés et suivi des affections chroniques en Afrique ». Un sujet plus que d’actualité, à en croire le ministre, qui a mis un point d’honneur à l’apport des Tic à la santé des populations sur le continent. « Il y a urgence à agir pour notre bien-être personnel et pour le bien-être de notre continent », a indiqué le ministre pour qui, les leviers importants à actionner sont ceux portant sur la prise en charge des patients, le bon usage du traitement et le coût de la prise. Et même si, pour l’instant, le continent a pris du retard à se positionner en termes de numérique et de Tic et s’est montré lent à la technologie, le développement des applications et la multiplication des start-up constituent un espoir pour combler le gap, a assuré Aurélie Adam Soulé Zoumarou. En somme, le bien-être sanitaire des populations du continent passera, selon elle, par la technologie et de nombreux efforts sont faits à ce propos, soutient-elle.
« Nous avons compris cet enjeu et le Bénin s’est doté d’une cybersanté », a révélé le ministre de l’Economie numérique, au cours de ce panel qui a connu la participation de plusieurs acteurs et décideurs des secteurs de la santé et des Tic venus de divers horizons. Mieux, poursuit-elle, l’avancée du pays est porteuse d’espoir pour venir à bout de nombreuses maladies grâce à la technologie. Avec 76 % de taux de pénétration pour les abonnés actifs et 40 % d’accès à Internet, notre pays se positionne au rang de ceux qui comptent sur le e-Santé, a soutenu le ministre. Désormais, note-t-elle, « Les technologies sont au cœur de la vie » et les réseaux aidant, bien des solutions peuvent être trouvées et la sensibilisation ira grandiose, apprécie le ministre. Toujours en ce qui concerne le Bénin et d’autres pays africains, elle mise sur le développement exponentiel des start-up, notamment celles qui proposent des solutions aux problèmes de santé pour que les ambitions de la Cimsa puissent être réalisées.
L’exposé introductif du ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou sera suivi d’un panel de discussion au cours de laquelle Ali Drissa Badiel, représentant de l’Union internationale des télécommunications pour l’Afrique de l’Ouest, Adénile Soglo, représentant la Fondation Claudine Talon, Jean-Pierre Ayité du Réseau béninois des associations de Pvvih et d’autres intervenants ont abordé divers autres aspects en lien avec la thématique retenue. Lesquels aspects ont été renforcés par les interventions des participants. Mais le témoignage de Jean-Pierre Ayité va se révéler l’instant le plus solennel de ce panel, l’intéressé ayant fait part à l’assistance de son « histoire de vie » et de son statut sérologique depuis plus de dix ans.