Parakou: Au goût des réformes tous azimuts

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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A Parakou, l’année 2019 a connu de nombreuses réalisations en vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations. C’est au prix des nombreuses réformes initiées par la municipalité à la suite de celles engagées en 2018.

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A l’image du gouvernement de « La rupture », la mu-nicipalité de Parakou multiplie les réformes. Elle a maintenu le cap au cours de l’année 2019. Sa démarche, en dépit de la réticence de certains de ses administrés, vise leur mieux-être.
En 2019, plusieurs secteurs d’activités n’ont pas été épargnés par le vent des réformes qui souffle sur la ville. C’est le cas de celui de la vente de la viande grillée.
En effet, le maire Charles Toko et les membres de son Conseil municipal ont travaillé pour faire adopter aux acteurs de ce secteur communément appelés ‘’Maïnama’’, de nouvelles habitudes en matière d’hygiène alimentaire. Pour s’assurer du respect des mesures prises, ils avaient même effectué des descentes inopinées sur le terrain à partir du lundi 20 août 2019, en attendant la phase répressive. Pour exercer leurs activités, nombreux parmi eux sont désormais détenteurs d’une carte professionnelle délivrée par la municipalité et d’un tablier à son effigie.

Pour de nouvelles habitudes

L’objectif de cette mesure, soutient Charles Toko, est de veiller au mieux-être des populations. « Ces vendeurs portent parfois des vêtements crasseux. Il y en a qui font du mouton mort. Certains toussent sans arrêt devant leur étalage, alors qu’ils sont en train de vous couper la viande », déplore-t-il.
« Désormais, on va s’assurer qu’ils ont régulièrement fait la visite médicale et que les vétérinaires ont procédé au contrôle de leurs viandes », a assuré Charles Toko.
En prenant l’initiative de cette réforme, il s’agit également d’amener les acteurs de ce secteur à payer désormais à la mairie des taxes journalières dont le montant est fonction de la nature de la viande proposée. Il est de 200 F Cfa pour la viande de mouton ou de cabri, puis de 300 F, s’agissant du poulet ou de la pintade. La viande grillée étant très prisée à Parakou, ce sera la contribution de ses vendeurs à la mobilisation des ressources pour le développement socioéconomique de la ville, a expliqué le maire, pour justifier cette réforme.
En tenue traditionnelle, le maire, Charles Toko donne l’exemple aux membres de l’administration municipale.
Une autre réforme intervenue en 2019 dans le secteur des transports, c’est l’interdiction faite aux camions de procéder au déchargement de leurs marchandises à l’intérieur de la ville. Cette tâche est désormais confiée aux tricycles.
Selon Charles Hinvi, chargé des réformes à la mairie de Parakou, cette dernière mesure ne date en réalité pas d’aujourd’hui. Elle oblige les conducteurs de camions dont les marchandises sont destinées à Parakou, à stationner hors de la ville. Il revient désormais aux tricycles dont les conducteurs ont été agréés, d’assurer le convoyage des marchandises vers les magasins de stockage concernés. L’objectif de cette réforme est de réduire la dégradation du nouveau réseau routier de la ville, puis d’empêcher les cas d’accidents liés aux stationnements anarchiques de ces camions.

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Au pas de charge

Par ailleurs, la mise en œuvre des réformes initiées dans le secteur de l’éducation depuis 2017 s’est poursuivie en 2019. Outre la clôture et l’équipement en mobilier de certains établissements, des jeunes se sont vus octroyer des bourses universitaires, pendant que d’autres ont bénéficié de stages payants au sein de l’administration municipale. A cela s’ajoute l’organisation de l’opération « Un enfant, un acte de naissance » qui a impacté de nombreux enfants dans la ville.
Ces diverses réformes contribuent surtout à limiter l’évasion fiscale à Parakou, en rationalisant la gestion de certains secteurs de l’économie locale.
Bien avant elles, il y a déjà eu les réformes au niveau des taxi-motos, des boulangers et distributeurs de pain, du foncier, de la gestion des ordures ménagères, de la divagation des animaux et de l’interdiction des stationnements anarchiques des camions dans la ville, sans oublier celle qui a abouti à la délocalisation de la gare routière centrale. Une autre a amené la municipalité à exiger la consommation des produits locaux au cours des différentes manifestations qu’elle organise. Elle a également contraint les agents de son administration à porter des tenues locales les lundis et les vendredis.