Patrice Talon face aux centrales syndicales: Une rencontre sans trouble social à l’horizon

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Le chef de l’Etat rencontre ce jour les représentants des centrales et confédérations syndicales. Au menu des échanges, les défis à relever pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Ce sera sans doute l’occasion pour le président Patrice Talon de réaffirmer sa vision aux acteurs sociaux et de recueillir leurs apports et contributions, dans un contexte apaisé, surtout de non tension.

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Contrairement à l’habitude des réunions de crise avec les partenaires sociaux, cette rencontre du président Patrice Talon et des centrales syndicales se déroule dans un contexte tout particulier : année scolaire plutôt concluante, pas de grève, pas de tension sociale avec notamment des taux de réussite encourageantes aux examens de fin d’année. Le chef de l’Etat saluera sans doute le fair-play des partenaires sociaux et leur sens de responsabilité pour l’intérêt supérieur des apprenants. Mais ce ne sera pas seulement l’occasion de se féliciter d’une année paisible. Ce sera surtout le moment de baliser le chemin pour aller plus loin. Car  pour un gouvernement qui vise l’excellence, il n’est pas question de se satisfaire d’une réussite moyenne. Ainsi, ce tête-à-tête permettra au chef de l’Etat et aux partenaires sociaux d’aborder les défis cruciaux qui restent à relever pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement. C’est d’ailleurs un sujet qui passionne le président de la République et l’intérêt des acteurs sociaux pour la question n’est pas moins considérable. L’éducation est l’ombre de l’avenir ; ce n’est donc pas un sujet banal. Au-delà de la pile de recommandations qu’ils déposeront sur la table pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants, les acteurs sociaux auront certainement à apprécier les réformes mises en œuvre dans le secteur. Des réformes qui laissent à d’aucuns un goût amer mais que d’autres apprécient face à l’évidence des résultats scolaires. N’empêche ! Le chef de l’Etat ne devrait pas rester insensible aux doléances de ces partenaires car il existe bien évidemment un lien intrinsèque entre la satisfaction personnelle et le rendement. Sans langue de bois, il faudra également soulever et faire consensus sur certains sujets délicats comme le test de niveau imposé aux enseignants, la nécessité d’établir une base de données des aspirants au métier d’enseignants, la désignation des conseillers au Conseil économique et social, le mode de fonctionnement du Conseil national de l’Education… Au cœur des échanges, l’intérêt supérieur de la Nation en général et des apprenants en particulier doit primer. Car l’expérience de l’année scolaire sans grève n’a porté préjudice ni aux apprenants, ni aux enseignants. « Faire la grève, n’est pas un sport », certains syndicalistes s’accordent d’ailleurs à le dire. En les invitant à un dialogue alors même qu’il n’existe aucune tension, le chef de l’Etat témoigne déjà de ce que la grève n’est pas essentielle pour les discussions entre acteurs sociaux et gouvernants.

Faire consensus

Après les acteurs politiques, ce sont donc les acteurs sociaux qui retiennent l’attention du chef de l’Etat. Préserver un bon climat de coopération avec les différents acteurs est bien opportun. Mais avec les délégués des centrales et confédérations syndicales, le président de la République parle plutôt de l’éducation en l’occurrence de l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Levier de développement et gage de prospérité, l’éducation occupe une place de choix dans l’action publique. « Il n’y a de richesses que d’hommes », dit-on. Et l’enfant d’aujourd’hui, c’est l’homme de demain. C’est pourquoi l’éducation est l’un des piliers essentiels sur lequel le gouvernement mise pour un Bénin révélé. C’est ce qui justifie les réformes entreprises dans toutes les branches du secteur éducatif. Critiquées et parfois rejetées par certains acteurs, ces réformes se sont souvent imposées. La rencontre de ce jour sera aussi l’occasion pour le chef de l’Etat et les partenaires sociaux de s’entendre sur les exigences pour une éducation de qualité. Car les deux parties ont tout intérêt à se tendre les mains pour relever ces défis.

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