Patrice Talon: Un homme, des actes forts

Par Kokouvi EKLOU,

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route Natitingou Boukoumbé

Dans un contexte sociopolitique assez tendu, Patrice Talon a été réélu pour un second mandat à la tête du Bénin et est investi dans ses fonctions, dimanche 23 mai dernier. Pour celui qui rêve bien grand pour son pays tout autant qu’il a réussi dans les affaires, l’espoir est permis de voir le Bénin sur les rails.

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L’homme revendique un certain génie qu’il entend mettre au service du pays qui lui a tout donné et qu’il veut voir changer dans tous les secteurs. Celui qui avait été présenté comme un prédateur de l’économie nationale rêve grand pour le Bénin depuis sa décision de présider à sa destinée.
Tôt, il diagnostique le mal dont souffre le Bénin et s’estime capable d’agir en profondeur pour son réel décollage.
Au titre des maux relevés, il identifie le chômage des jeunes, la mal gouvernance, la corruption, la politisation à outrance de l’administration…Un tableau sombre à redorer avec sa capacité à engager des réformes. Face à la déchéance morale et aux impairs de la politique politicienne, il pense être la solution pour redresser la barre. Pour lui rien ne vaut les réformes structurelles pour remettre les pendules à l’heure. Puisant dans son expérience personnelle, il trouve que l’on peut vaincre la fatalité. Sa success story en est un témoignage.
Première fortune du Bénin en 2015, celui qui se dit un privilégié pour s’être fait dans le monde des affaires, le coton notamment (400 millions de dollars soit 2000 milliards de francs Cfa selon un classement Forbes), a surpris nombre d’observateurs de la vie politique du pays en gagnant la présidentielle de mars 2016. Lui qui n’a côtoyé la politique que pour favoriser l’ascension de ses acteurs se retrouve au faîte du pouvoir et à en assurer la gestion.
Avec une assurance à toute épreuve, un sens de l’anticipation sans pareil, le président réformateur, dès son investiture le 6 avril 2016, se lancera sur les chantiers de la refonte de l’état du pays.
En cinq ans de gouvernance, son bilan à la tête du pays convainc les plus sceptiques et apparaît comme un crédit de confiance à l’œuvre titanesque de développement dont il a été l’artisan. Les réalisations de l’homme qui rêve de révéler le Bénin au monde tiennent dans les secteurs des infrastructures routières, de l’énergie, de l’eau potable, de l’assainissement du cadre de vie avec le projet asphaltage, de la lutte contre la corruption et l’impunité, de la bonne gouvernance, de la justice, du sport et de la culture, dans l’administration publique et autres.
Des actions qui ne manquent pas d’impacter le vécu de ses concitoyens dont les attentes sont aussi grandes que celles qu’il vient de combler avec son premier mandat.
Répondre à l’espoir d’un peuple en manque de tout, comme il aime à le dire, reste l’enjeu du prochain quinquennat qu’il débute ce 23 mai 2021, jour de son investiture à la tête du pays qu’il dit vouloir transformer radicalement par des réformes structurelles et de grandes réalisations infrastructurelles.

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Assurance à toute épreuve

Hier banni de la République, l’ancien homme d’affaires connaît sur l’échiquier international son retour en grâce avec des performances économiques à faire pâlir d’envie ses pairs de la sous-région englués dans des bilans mitigés avec les revers de la crise sanitaire liée au coronavirus.
Des acquis qui actent sa réélection à l’issue du scrutin du 11 avril 2021. Une réussite quelque peu marquée par des tensions, surtout les derniers jours de la campagne électorale.
Le peuple béninois est allé aux urnes, non sans essuyer quelques coups de frayeur.
En effet, tôt le 6 avril, des mouvements de contestation ont assombri une région du pays à la suite d’appels à l’insurrection d’une partie de l’opposition en exil. Celle-ci reproche à Patrice Talon le prolongement de 45 jours de son mandat à la tête de l’Etat.
Ayant pris fonction le 6 avril 2016 pour un mandat de cinq ans, le président de la République a vu son quinquennat constitutionnellement prorogé jusqu’au 22 mai 2021 à minuit. Loin d’être un arrangement institutionnel, cette prorogation est en fait induite par les réformes politiques visant à favoriser l’alignement des mandats électifs dès 2026.
Des réformes consolidées par le législateur à travers la Constitution béninoise révisée dans ses dispositions transitoires et le Code électoral, adoptés en 2019.
Mais que voient d’un mauvais œil les ténors de l’opposition qui y perçoivent un coup de force visant à s’offrir un bonus.
Ainsi, à cinq jours du scrutin et en pleine campagne électorale, des actes de violences ont été enregistrés dans le centre et le nord du pays.
Les appels à manifester de l’opposition ont tôt dégénéré en actes de vandalisme. Des maisons et autres biens de personnalités politiques proches du pouvoir ont été incendiés par des manifestants en furie renforcés par des individus armés. Aussi bien à Savè et à Parakou, des postes de péage ont été saccagés. Des incidents graves qui auront nécessité l’intervention de l’armée. Deux morts, de nombreux blessés et dégâts matériels ont été déplorés.
S’il s’est finalement tenu, avec le retour au calme assuré par les forces de sécurité et de défense du pays, le scrutin a toutefois été plombé dans son organisation dans certaines communes. Au total, 156 547 potentiels électeurs de sept arrondissements de la commune de Tchaourou, deux arrondissements de Ouessè et quatre arrondissements de la commune de Bantè n’ont pas pu exercer leur droit de vote sur un ensemble de 4 958 850 inscrits.
Accusé d’avoir verrouillé le processus pour s’assurer sa réélection, le président Patrice Talon est plébiscité à plus de
86 % à l’issue du premier tour de la présidentielle, pour un taux de participation de 50,63 %. Face aux duos de candidats que sont Corenthin Kohoué – Irenée Agossa et Alassane Soumanou Djimba – Paul Hounkpè.
Une nouvelle ère s’ouvre pour le Bénin avec le pari d’un développement durable axé désormais sur la justice sociale.