Plateforme nationale d’interopérabilité: L’ultime étape vers une administration intelligente

Par Christian HOUNONGBE,

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Dans le cadre des réformes en cours dans le secteur du numérique, le gouvernement met en place la plateforme d’interopérabilité. A travers un décret pris en conseil des ministres, ce mercredi 18 mars, il instaure les structures de gouvernance de cette plateforme et fixe les règles de son utilisation.

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Le gouvernement du président Patrice Talon a adopté, hier mercredi 18 mars en Conseil des ministres, le projet de décret portant mise en place de la plateforme nationale d’interopérabilité et fixation des règles de sa gestion et de son utilisation. Il s’agit là de l’amorce de la phase opérationnelle du dispositif devant conduire à la dématérialisation de l’administration publique. Le présent décret instaure notamment les structures de gouvernance de la plateforme et fixe les règles de son utilisation. Le Conseil des ministres s’inscrit dans la définition d’un cadre réglementaire pour l’avènement d’une administration intelligente. La plateforme d’interopérabilité consiste en l’intégration d’un ensemble de technologies visant à garantir des échanges sécurisés de données entre différentes sources. C’est pourquoi, il faudrait fixer un ensemble de principes, de lignes directrices ainsi que de recommandations visant à encadrer juridiquement la coopération entre structures de l’administration publique et à sécuriser les échanges entre elles. Un tel dispositif favorise, selon le Conseil des ministres, le partage et la réutilisation des informations auprès des structures de l’administration publique pour accroître son efficacité et réduire les coûts aux usagers, l’amélioration de la qualité des services fournis à ceux-ci par la mise en cohérence des services dématérialisés.
Selon le communiqué, ces dispositions vont permettre la pérennisation des systèmes d’information publics par emploi des normes et des standards internationaux ainsi que la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions. C’est l’aboutissement d’un long processus qui va permettre aux Béninois d’avoir certaines pièces importantes sans aucune tracasserie. Voilà qui va rendre la vie facile aux Béninois en leur offrant la célérité, le gain de temps, la réduction du coût et l’amélioration de la qualité des services. Faut-il le rappeler, tenant compte des critères de simplification des formalités administratives aux créateurs d’entreprises, de la facilitation des démarches aux retraités et autres usagers de l’administration publique, le gouvernement avait retenu, en octobre dernier, sept premiers e-services : le permis de construire, le certificat de conformité environnementale, l’extrait de registre de commerce et de crédit mobilier, de l’attestation d’affiliation au Fonds national de retraite du Bénin, l’attestation de jouissance des droits de pension de retraite , l’attestation de prise en charge pour les agents admis à la retraite et le certificat de nationalité.

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