Pollution sonore : Les salles de fête en bâche interdites, attention à l’aboiement des chiens !

Par Fulbert Adjimehossou,

  Rubrique(s): Actualités, Environnement, Santé |   Commentaires: Commentaires fermés sur Pollution sonore : Les salles de fête en bâche interdites, attention à l’aboiement des chiens !


Aboiements à outrance de chiens, installation de salles de fêtes en bâches, le nouveau décret réglementant le bruit au Bénin comporte de nouveaux interdits qui ont été dévoilés ce jeudi 26 mai 2022 sur la télévision nationale.

LIRE AUSSI:  Elections au conseil communal de Djakotomey: Bel exemple de consensus autour de Bruno Fangnigbé

« Il faut que dans les zones résidentielles on puisse vivre en paix ». Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, est ferme sur le respect des nouvelles dispositions prévues par le nouveau décret réglementant le bruit en République du Bénin. Lequel décret cible en son article 6 de nouvelles sources de nuisances sonores, dont les salles des fêtes, les tentes non insonorisées et les animaux domestiques. « Quand vous avez des chiens qui aboient au-delà de 50 décibels la nuit et de 60 décibels le jour, selon la tranche horaire, vous devez répondre de cette infraction environnementale. C’est clair. Vous êtes responsables des chiens qui sont chez vous », a prévenu José Tonato. En ce qui concerne les salles de fête en bâche, elles sont désormais interdites. « Il y a un article qui interdit l’exploitation de salles de fêtes en bâche. C’est prohibé. Il n’y a même pas de négociation pour ça. Il faut que les promoteurs qui ont des salles de fête en bâche prennent des dispositions pour éviter d’en avoir », précise François-Corneille Kedowidé, directeur général de l’Agence béninoise pour l’Environnement.

LIRE AUSSI:  Commune de Sèmè-Podji: Jonas Gbènamèto prend le gouvernail

En réalité, la pollution sonore est la toute première des infractions environnementales au Bénin. La persistante du fléau et la récurrence des plaintes a conduit le gouvernement à regarder de plus près le cadre réglementaire. « Nous avons vérifié si toutes les sources de pollution sonore sont répertoriées. On sait rendu que non. Nous avons vérifié si les seuils de tolérance du niveau de bruit sont corrects. Tous ces aspects ont été examinés. Nous avons essayé de voir si aujourd’hui les institutions qui sont source de bruit et qui étaient sous le régime de déclaration ne devraient pas passer à un régime d’autorisation », a expliqué José Tonato.

Ainsi, les sources ont été augmentées. Les seuils ont été revus. Certaines structures sont passées au régime d’autorisation, avec dans des cas l’obligation de disposer d’un certificat de conformité environnementale. Par exemple, l’article 7 de ce décret impose une distance d’au moins 200 mètres entre la source de bruits et les établissements sensibles, dont les écoles. Plus loin, il est exigé des promoteurs d’activité émettrice de bruit un avis technique ou un certificat de conformité environnementale selon le cas. Selon l’article 19, les promoteurs de débits de boissons dans lesquels le niveau de bruit est susceptible de dépasser le seuil prévu par l’article 17, c’est-à-dire 60 décibels, devront insonoriser les locaux. L’usage de haut-parleurs à l’extérieur des locaux est interdit. « Vous avez une buvette, vous vous débrouillez pour que ce que vous émettez ne dépasse pas 50 ou 70 décibels selon la plage. Vous n’avez plus l’autorisation de poser une enceinte acoustique dehors. Le voisinage est gêné, les gens ne peuvent pas dormir. Les enfants ne peuvent pas étudier. Il y a des gens qui perdent même leurs locataires. Il faut commencer à sanctionner et c’est ce que les populations attendent de nous », a martelé le ministre. Les propriétaires d’engins motorisés doivent prendre les précautions pour rester dans les normes avant d’ouvrir et de respecter aussi les nouvelles plages horaires. La répression sera corsée, après la phase de sensibilisation. « La pagaille est terminée », a averti Fréjus Hounsou, chef de la brigade de protection du littoral. « Les promoteurs n’ont qu’à savoir que c’est vraiment fini et que désormais, ils nous verront », ajoute Dr Rosaire Attolou, directeur départemental du cadre de Vie Atlantique-Littoral.

LIRE AUSSI:  Renforcement des capacités des gestionnaires des sites Ramsar: Pour l’actualisation des fiches descriptives