Pour avoir tenté de violer la petite G. Y. (6è dossier): Cyprien Agbolété condamné à 5 ans de travaux forcés

Par Didier Pascal DOGUE,

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Encore un dossier de viol à l’affiche de la 6è affaire inscrite au rôle de la Cour d’assises de Cotonou, hier lundi 3 août. La petite n’avait que 9 ans en 2011 lorsqu’elle a subi les violences de Cyprien Agbolété qui l’a coincé dans une cafétéria pour entretenir avec elle des rapports intimes malgré elle. Pour en connaître, Félix Dossa avait le concours de Nicolas Pierre Biao et Marie Adjouavi Soudé épouse Godonou. Dans le rôle de ministère public, Thomas Dassi. Me Edouard Zavonon a tenu la mémoire de l’audience.

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Cyprien Agbolété a tenté de violer la petite G. Y. pour abuser d’elle. Mais il n’y est pas finalement parvenu. C’est ce qui est ressorti des débats qui ont été engagés pour éclairer la lanterne de la Cour au sujet du dossier de viol dont il était présumé auteur. Il a d’ailleurs été condamné à 5 ans de travaux forcés. Dans le cadre de la constitution du jury criminel qui devait accompagner la Cour pour en connaître, Dominique Mensan Lanmadoucélo, Honoré Agboton, Louis Z. Hounkanlin et Martin Gbèmènou ont été désignés.

Pour les faits, courant mai 2011, le nommé Cyprien Agbolété, employé dans une cafétéria à Xwlacodji, profitant du non fonctionnement de celle-ci les matinées a invité la fillette G. Y., âgée de 09 ans qui passait devant son lieu de travail. Une fois la fillette à l’intérieur, il la déshabille et a tenté d’entretenir des rapports sexuels avec elle. Il renouvelle ce scénario une seconde fois. Le 17 mai 2011, il a été surpris alors qu’il commettait le même forfait avec G. Y. , une 3è fois dans la même cafétéria. Interpellé, Cyprien Agbolété reconnait les faits de viol commis sur mineure tant à l’enquête préliminaire qu’à l’interrogatoire de première comparution. Mais à l’interrogatoire au fond, il revient sur ses déclarations en soutenant que c’était «une seule fois qu’il a eu des rapports sexuels avec elle et qu’il avait tenté de la pénétrer mais sans y arriver ».
Le certificat médical délivré par le médecin qui a examiné G. Y. fait état d’un traumatisme vulvaire doublé de la présence de lésions assorties d’une incapacité temporaire de travail de 15 jours et enfin d’un pretium doloris très important. Ces mentions du certificat médical administrent la preuve que la victime a dû subir des violences sexuelles et corroborent les dires de celles-ci.
Il ressort du rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique, qu’au moment des faits, aucun trouble pouvant abolir le contrôle de ses actes n’a été repéré chez l’accusé. L’enquête de moralité lui est favorable.
Les débats se sont déroulés à huis-clos. Mais pour l’essentiel, il faut relever qu’à la barre, l’accusé aurait reconnu les faits de tentative. Ce qui a permis au représentant du ministère public, Thomas Dassi, qui entre-temps n’a pas hésité à faire venir le médecin qui a délivré le certificat médical versé au dossier pour montrer que le crime de viol est constitué. C’est bien la base sur laquelle il aura requis de le condamner à 8 ans de travaux forcés.
Ne l’entendant pas de cette oreille Me Bernard Paraïso commis pour la défense de Cyprien Agbolété, a estimé qu’on devrait appliquer à son client les textes qui répriment les violences faites aux femmes ou tout au plus le condamner au temps déjà passé en taule.
La Cour après donc examen du dossier a rendu un arrêt de disqualification, de requalification et de condamnation sur la base des articles 2 et 330 du Code pénal. Les faits s’analysent, a relevé la Cour présidée par Félix Dossa, plutôt en tentative de viol sur mineure ; laquelle tentative n’a manqué son effet que par suite de circonstances indépendantes de la volonté de l’accusé. Elle a condamné celui-ci à 5 ans de travaux forcés. Mis sous mandat de dépôt le 19 mai 2011 et ayant déjà passé plus de 4 ans en détention préventive, il retourne en prison pour environ 10 mois.
G. Y. et ses parents ne se sont pas constitués partie civile.

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