Pour une rentrée scolaire 2022-2023 apaisée : Gouvernement et partenaires sociaux se concertent

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Les conditions pour une rentrée apaisée et un bon déroulement de l’année scolaire 2022-2023, la situation des aspirants au métier d’enseignant et diverses questions d’ordre social étaient au menu de la session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives, tenue ce jeudi 8 septembre à Cotonou.

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« Après les présentations des trois ministres chargés de l’éducation, nous avons échangé sur les conditions de préparation de la rentrée et nous pouvons considérer que la rentrée prochaine va se dérouler dans des conditions normales». C’est l’assurance que donne Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, au terme de la session extraordinaire de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives consacrée principalement à la prochaine rentrée des classes. Autour de la table de négociations, trois confédérations syndicales représentatives, notamment la Cstb, la Csa-Bénin et la Cosi-Bénin ; deux organisations patronales que sont le Cnp Bénin et la Coneb ; et une délégation gouvernementale conduite par le ministre d’Etat et composée des ministres du Travail et de la Fonction publique ; de la Justice et de la Législation ; de la Santé des Enseignements maternel et primaire ; des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle et un représentant de la Présidence de la République.

La situation des Ame

A en croire le ministre d’Etat, le principal sujet de préoccupation du gouvernement et des partenaires sociaux lors de ces assises, a été la situation des aspirants au métier d’enseignant. Sur la question le ministre d’Etat rassure que le gouvernement continue de travailler sur l’amélioration de leurs conditions de travail. « En attendant que des décisions soient prises d’ici quelques semaines, le gouvernement a décidé de faciliter la reprise des classes pour les Ame avec une avance sur salaire d’un mois qui leur sera accordée dès ce mois de septembre », a annoncé Abdoulaye Bio Tchané. A l’ouverture des travaux, le ministre d’Etat a rappelé à l’assistance que le gouvernement accorde une attention particulière au système éducatif et l’a érigé au rang des priorités, car l’éducation demeure le socle du développement de toute nation. « Avec le concours et l’implication de l’ensemble des acteurs de l’éducation, nous sommes certains d’assurer une meilleure performance au système éducatif national. Il n’y a donc pas de doute que c’est en réformant en profondeur notre système éducatif et notre économie, que nous pourrons créer les conditions nécessaires à l’amélioration du bien-être collectif », a-t-il soutenu. Abdoulaye Bio Tchané a également exprimé la reconnaissance du gouvernement à tous les partenaires sociaux pour l’importance qu’ils accordent au bon déroulement de l’année scolaire. Ce qui aura contribué à la performance notée au titre de l’année 2021-2022 aux différents examens avec 81,90 % au Cep, 66,46 % au Bepc et 59 % au Bac. Le ministre d’Etat a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire le nécessaire pour garantir encore une année paisible et un enseignement de qualité à tous les niveaux.

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Echanges libres !

L’objectif de cette session extraordinaire était d’échanger sur les diligences accomplies ou à accomplir dans le cadre de la rentrée scolaire ainsi que les préoccupations des trois ordres d’enseignements. Mais sur demande des représentants des travailleurs, un deuxième point a été ajouté à l’ordre du jour et a porté sur les questions diverses. Le Secrétaire général de la Cstb Kassa Mampo a insisté sur la nécessité de régler de façon structurelle la situation des aspirants au métier d’enseignant, de prendre des mesures concrètes pour la revalorisation salariale et le rehaussement annoncé du Smig. Il a souligné, par ailleurs, la nécessité de revoir la loi sur ‘encadrement du droit de grève et la loi portant code du travail conformément aux observations des experts de l’Organisation internationale du travail. « Je souhaite que les dispositions soient prises pour que les revendications des enseignants des trois ordres soient prises en compte», a indiqué Kassa Mampo. Les mêmes points ont été abordés par le représentant de la CsaBénin et le secrétaire général de la Cosi-Bénin qui ont évoqué la nécessité d’un dialogue permanent. Sur la question de la revalorisation des salaires, le ministre d’Etat en charge du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale a confirmé l’échéance donnée. «Je puis vous rassurer que d’ici fin novembre au plus tard, nous serons à même de vous revenir pour discuter des propositions retenues par le gouvernement et qui seront par la suite annoncées à toute la population », a indiqué Abdoulaye Bio Tchané. La Confédération nationale des employeurs du Bénin a salué l’initiative de cette rencontre et exprimé la gratitude des employeurs au gouvernement qui fait un effort dans le sens du dialogue. Le président de la Coneb, Albin Féliho a salué en l’occurrence l’engagement personnel du chef de l’Etat sur la question du dialogue et sur la réforme du système éducatif. « Le Conseil national du patronat se réjouit et rassure le gouvernement et les partenaires sociaux de sa contribution pour une meilleure performance du système éducatif. Le Cnp Bénin encourage également le gouvernement et les partenaires sociaux à prioriser la voix du dialogue », va ajouter Lazare Noulekou, deuxième viceprésident du Cnp Béninn