Pour viol sur mineure (9e dossier): 7 ans d’emprisonnement pour un taxi-motocycliste

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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L’examen du dernier dossier de la série des affaires de viol inscrites au rôle du tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, siégeant en matière criminelle, a abouti, jeudi 29 août dernier, à la condamnation à 7 ans de réclusion criminelle du mis en cause, N’Dokpo Djimahloué.

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Taxi-motocycliste, N’Dokpo Djimahloué, de nationalité béninoise, n’a pas pu se défaire, jeudi dernier, des liens de la justice qui le retiennent depuis septembre 2013 où, pour satisfaire sa libido, il a cru bon de se jeter sur sa passagère qui était une mineure au moment des faits. Qualifiés de viol, grave infraction en matière pénale, prévu et puni par l’article 332 du Code pénal et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes en République du Bénin, les faits dont le taxi-motocycliste s’est rendu coupable lui ont valu sept années de réclusion criminelle. Ce délibéré du tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, statuant en premier ressort, est fondé sur l’ensemble des articles 249 à 383, 361, 826 à 833 et 365 du code de procédure pénale ainsi que les articles 34 et 35 du code pénal. Le verdict du magistrat Antoine Houézé et ses confrères portant sur ce dernier dossier de la série des affaires de viol au rôle de la session criminelle, conditionne le coupable à poursuivre son séjour carcéral, les sept prochains mois, à la prison civile de Lokossa. N’Dokpo Djimahloué qui n’a pas nié, à la barre, les faits mis à sa charge, était en détention provisoire depuis le 19 septembre 2013. Relevant la bonne collaboration de l’accusé à la manifestation de la vérité tout au long de sa poursuite ainsi que l’enquête de moralité qui lui est favorable et son casier judiciaire qui ne fait état d’aucune condamnation antérieure, le ministère public avait pourtant invité le tribunal à lui infliger 12 ans de réclusion. Peine que la défense assurée par Me Rufin Tchiakpè a trouvée trop lourde en mettant l’accent sur le sort qui n’est déjà pas favorable à son client, très tôt orphelin de mère et de père. On en était là, quand la présence de B. A., la victime, a été signalée au tribunal. Après une petite concertation, elle sera invitée à la barre, mais dispensée du récit des faits de son agression sexuelle, vu que les aveux de l’accusé, selon Antoine Houézé, président du tribunal, sont conformes à ses déclarations à l’instruction. La victime a été alors appelée à se prononcer sur les dommages et intérêts. Contre toute attente, B. A. âgée de 19 ans et mère d’un enfant crée la surprise en refusant de se constituer partie civile, préférant, au mieux, implorer la clémence du tribunal pour la relaxe de l’auteur de son agression. Les différentes relances ainsi que les assurances du tribunal à la protéger contre les éventuelles intimidations qui l’auraient ainsi conditionnée, ne réussiront pas à faire changer d’avis à B. A. « Les dépenses effectuées pour mes soins à la suite de l’agression sexuelle étant déjà remboursées, je ne demande plus rien d’autre que votre pitié pour lui rendre sa liberté », insiste la victime de ce neuvième dossier de la session criminelle du tribunal.

Taxi-motocycliste indélicat

Relativement aux faits de ce dossier, ils remontent au dimanche 15 septembre 2013 à Aplahoué, chef-lieu du Couffo, où aux environs de 21 heures, N’Dokpo
Djimahloué, taxi-motocycliste, assurant le transport de la mineure B. A. en direction de Lokogba, marqua un arrêt sur le trajet, non loin du lieu de destination de sa cliente, sous prétexte de vouloir uriner. Descendu de la motocyclette fermée à clé, il saisit B. A. (née le 30 juin 2000), la tira dans la brousse sous un oranger. Malgré la vive réaction de celle-ci, le transporteur en perte de contrôle de sa pulsion sexuelle, maîtrisa sa victime avant de la projeter sur les herbes où il lui imposa des rapports sexuels. Surpris par un individu qui, alerté par les cris de détresse de la fillette qu’il ne parvenait plus à étouffer dans le cours de l’acte sexuel, l’indélicat taxi-motocycliste prendra la fuite en abandonnant, sur les lieux, sa moto de marque Sanya 125, couleur rouge. Le certificat médical issu de l’examen physique et clinique auquel la victime a été soumise, le 16 septembre de la même année, confirme que le violeur ne s’est pas arrêté à l’intention. La pénétration vaginale a été effective, selon le certificat, qui laisse lire au titre des constats que « l’examen direct du vagin permet d’objectiver la présence de sang rouge vif et des lésions traumatiques assimilables à des égratignures ».

Composition du tribunal

Président : Antoine Houézé
Assesseurs : Jocelyn Gbaguidi, Bienvenu Sohou, Gédéon
Adjiboye et Thierry Ahovè
Ministère public : Florent
Gnansomon
Greffier : Alain Kakpo

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