Poursuivi pour viol (6e dossier): Martial Nouhoumon condamné à 10 ans de travaux forcés

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Dans le cadre de ses travaux au titre de la première session 2018, la cour d’assises de Cotonou a connu, ce mardi 10 avril, d’un dossier de viol sur mineure de 4 ans et demi. L’accusé, un militaire du nom de Martial Nouhoumon, a été reconnu coupable des faits à lui reprochés et a été condamné à dix ans de travaux forcés et au franc symbolique à titre de dommages-intérêts. Il retourne en prison pour purger les sept ans restants de sa peine.

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C’est à la peine de dix ans de travaux forcés qu’a été condamné le jeune militaire Martial Nouhoumon pour viol sur une fillette de moins de 5 ans et au paiement du franc symbolique à la victime. L’accusé a été défendu par Me Nicolin Assogba assisté de Me Gracia Adjagba Amoussou.
Selon le résumé des faits, le dimanche 22 mars 2015 aux environs de 21 heures, la petite S. L., écolière en classe de CI, est retrouvée errante toute seule dans l’enceinte de l’école primaire du camp Guézo par son grand-frère. Interrogée, la fillette a affirmé qu’elle y a été traînée par le militaire Martial Nouhoumon bien connu de sa mère, revendeuse de pain devant le camp. Elle a expliqué que ce dernier l’a contrainte à se coucher sur des escaliers avant de se coucher à son tour sur elle et de la blesser.
La fillette présentait une importante hémorragie au niveau de son sexe. Elle a été admise à l’hôpital des armées du camp Guézo avant d’être référée au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu-Hkm) de Cotonou où elle a été hospitalisée pendant vingt-quatre jours au cours desquels elle a subi une intervention chirurgicale.
Appréhendé et poursuivi pour viol, le nommé Martial Nouhoumon, âgé de 24 ans au moment des faits et enrôlé dans l’armée en 2010, a d’abord tenté de nier les faits, avant de les reconnaître plus tard.
Le bulletin n°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte trace d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable.
Au terme de l’audience déroulée à huis clos, la cour l’a reconnu coupable d’acte de pénétration sur la fillette S. L. ; faits prévus et punis par les articles 332 du Code pénal et 3 de la loi 2017-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et repression des violences faites aux femmes. Au regard des dispositions légales en la matière, la cour l’a condamné à dix ans de travaux forcés. Ayant été mis sous mandat de dépôt le 7 avril 2015, il retourne en prison pour y passer encore sept ans.
Quant au procès civil, il a été condamné à payer le franc symbolique à la victime ayant pour conseil Me Brice Zinzindohoué.
L’audience suspendue reprend ce matin avec le septième dossier mettant en cause le nommé Denis Aïou dans une affaire de pratique de charlatanisme de magie ou de sorcellerie.

Composition de la cour

Président : Christophe Atinmankan
Assesseurs : Malik Cossou et Richard Paul Adéola Da Matha
Ministère public : Josée Marie Patinvo
Greffier : Théogène Zountchékon
Jurés :
Adolphe Gbèmablékpo Dadaglo
Marie Marguerite B. Nouhoumon
Gaston Olaolouwa Adékambi
Mariette Ahouansou

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