Première conférence des préfets de l’année 2017: Bilan des préfectures après la création des nouveaux chefs-lieux

Par Bruno SEWADE,

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Le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a réuni, ce jeudi 7 septembre, les préfets des douze départements du
Bénin, à Allada dans le cadre de la première conférence des préfets pour le compte de l’année 2017. Au cours de ce conclave présidé par le ministre Barnabé Dassigli, il a été question de faire le bilan des différentes préfectures après la création de nouveaux chefs-lieux de départements, il y a un an.

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Le préfet du département de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, au nom de ses collègues des autres départements réaffirme leur détermination à assumer la mission qui leur a été assignée. A l’ouverture de la première conférence des préfets au titre de l’année 2017 hier, il a fait un bref bilan de tout ce qui a été fait au niveau des départements depuis la prise de décret ayant créé les nouveaux chefs-lieux de départements et les nouvelles préfectures, il y a un an. Toutefois, il déclare qu’il est temps que la tutelle cesse d’être, en raison de la modicité de ses moyens, une menace, un poids mort pour les communes dont elle se retrouve souvent à son corps défendant à solliciter paradoxalement des moyens à des fins personnelles. Toutes choses qui, dit-il, entachent sa crédibilité. C’est pourquoi il demande que des moyens soient mis à leur disposition pour jouer correctement leur rôle.
Le maire de la commune
d’Allada, Michel Acléhinto, s’est réjoui du choix porté sur sa ville, chef-lieu du département de l’Atlantique, pour abriter cette importante rencontre. Il souhaite qu’il soit pris, au terme de cette première conférence, des décisions allant dans le sens d’une politique de refinancement des collectivités locales.
Michel Acléhinto a demandé qu’il soit revu aussi les lourdeurs administratives qui pénalisent les communes en ce qui concerne le décaissement des fonds à leur profit.
Procédant à l’ouverture des travaux de la conférence, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, a souligné que le processus de la décentralisation est perçu comme un impératif de justice territoriale. Un impératif qui, poursuit-il, doit aboutir à la responsabilisation des collectivités locales, à une administration de proximité capable de produire des services publics à moindre coût et à l’accès amélioré aux services de base de qualité. Mais toutes ces ambitions et tous ces efforts, à son avis, risquent d’être hypothéqués s’ils ne sont pas accompagnés de concertation régulière du personnel de commandement mis en place à cet effet.
En effet, la première conférence des préfets qui s’est déroulée hier, rentre dans le cadre des concertations périodiques qui réunissent autour du ministre en charge de la Décentralisation, les responsables de l’administration territoriale en vue d’échanger sur le fonctionnement de leurs administrations en lien avec les missions qui leur sont confiées.

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A l’ordre du jour

Pour Barnabé Dassigli, cette rencontre se penche prioritairement sur la situation intérieure des départements, la gouvernance au niveau desdits territoires. Elle offre également, ajoute-t-il, l’occasion de parler de préoccupations diverses et des comportements attendus des responsables départementaux, en vue de renforcer et de rehausser le rôle de dépositaire de l’Etat au niveau des préfets.
Le ministre en charge de la Décentralisation a cité au titre des questions diverses, les préoccupations relatives à la qualité des ressources humaines, et des effectifs insuffisants, au renforcement des capacités du personnel, à l’amélioration de la qualité des services aux usagers et aux mesures à prendre pour répondre efficacement aux sollicitations des communes. « Nous ne devons pas perdre de vue le principal rôle des préfectures », a insisté Barnabé Dassigli. Il rappelle que ce rôle consiste à organiser les services publics de manière à être en mesure de contrôler la légalité des actes des autorités communales et de leur fournir l’assistance- conseil nécessaire à l’exercice réel de leurs compétences.
« Les défis qu’impose l’enracinement de la décentralisation au Bénin sont nombreux et semblent parfois insurmontables », a dit le ministre qui conclut qu’il faut que les acteurs du processus à tous les prennent la mesure des efforts et des sacrifices à consentir pour mériter davantage la confiance des populations.