Présidentielle 2021: Alain Orounla expose les actions du gouvernement pour un scrutin inclusif

Par Christian HOUNONGBE,

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Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, porte-parole du gouvernement, a rencontré, hier mardi 16 février à Cotonou, les hommes des médias sur l’actualité électorale au Bénin. Il a levé un coin de voile sur les efforts du gouvernement du président Patrice Talon pour un scrutin inclusif et transparent, le 11 avril prochain.

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De l’octroi des parrainages au dépôt des dossiers de candidature en passant par les tractations relatives au processus électoral en cours, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, porte-parole du gouvernement n’a rien occulté lors de son point de presse.
Selon lui, après que la Commission électorale nationale autonome (Cena) a rendu publique la liste des trois duos de candidats à la prochaine élection présidentielle, il convient de faire le point de la partition jouée par le gouvernement en vue « d’un scrutin inclusif et transparent ». Le gouvernement reste dans son rôle d’accompagner le processus électoral selon le calendrier électoral constitutionnalisé. Pour lui, cette élection va marquer la consécration du système partisan. Se réjouissant que les réformes aient épargné les Béninois des candidatures fantaisistes, Alain Orounla a salué l’adhésion de toute la classe politique au processus électoral en cours. « Les acteurs politiques de tous les bords ont marqué leur adhésion aux réformes en déposant leurs dossiers en respect des textes en vigueur dans notre pays », a-t-il souligné. C’est le lieu pour lui d’évoquer le rôle joué par le chef de l’Etat afin que ce scrutin soit le plus ouvert possible aux grands ensembles politiques du pays. « Le président de la République s’est appliqué en impliquant toute l’administration afin que le parti « Les Démocrates » puisse non seulement avoir son récépissé mais aussi les parrainages requis pour participer au scrutin », a-t-il poursuivi.

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Fuite en avant !

Alain Orounla fustige le comportement des responsables du parti « Les Démocrates » qui n’ont fait aucune démarche vers les partis de la mouvance présidentielle pour avoir les parrainages. « Ils n’ont fait aucune démarche pour avoir les parrainages et leur président disait même que si on leur en donnait, ils n’accepteraient pas », a-t-il relevé. Pour lui, ces propos du président de ce parti n’étaient pas dans l’esprit de se conformer au code électoral en vigueur alors que la loi a vocation d’être appliquée dans son intégralité. « Le parrainage n’est pas le menu d’un restaurant où on choisit son entrée, où on rejette son plat de résistance ou son dessert. C’est une disposition qui veut que l’élu parraine qui il veut selon son bon vouloir », a-t-il fait savoir. Il ne comprend pas le comportement des responsables de ce parti qui ont préféré les polémiques aux parrainages rendus disponibles en quantité et en qualité. Toutes choses qui lui font croire que le parti « Les Démocrates » a fait le choix de ne pas aller à la prochaine présidentielle. «Pour preuve, un autre duo issu du rang de « Les Démocrates » a eu les parrainages, a déposé son dossier et sera au rendez-vous sous réserve de la décision de la Cour Constitutionnelle », a-t-il expliqué. Il a déploré le manque d’harmonie au sein de ce parti de l’opposition.

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Quid des élections inclusives ?

Au regard de la présence des listes des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et du duo Corentin Kohoué et Iréné Agossa, anciens membres du parti « Les Démocrates », le scrutin d’avril prochain est ouvert et sera libre et transparent, soutient Alain Orounla. « Le gouvernement n’a pas confisqué les parrainages et sous réserve de la confirmation par la Cour constitutionnelle, candidat à sa propre succession, le président Patrice Talon et deux candidats issus de l’opposition vont s’affronter le 11 avril prochain», a-t-il souligné. A en croire Alain Orounla, le gouvernement n’a pas à s’immiscer dans l’organisation des partis politiques. Les élus ont accordé leurs parrainages aux candidats de leur choix en se soumettant à la discipline de leur parti. « Nous avons voulu que le parrainage soit un acte de la volonté de chaque candidat. C’est chacun en son âme et conscience», a-t-il expliqué.
Face aux sorties médiatiques de la candidate du parti « Les Démocrates », il observe que cette candidate tient un discours autre que celui du président de son parti. « Le président du parti Éric Houndété a dit devant la face du monde, le 4 février dernier, qu’il ne veut pas du parrainage ; donc nous ne comprenons pas les déclarations de celle-ci », déplore-t-il. Il estime que ce n’est pas au dernier jour qu’il faut courir pour les parrainages.