Prestation de serment à la tête des institutions de l’Etat: Irénée Agossa propose une nouvelle formule

Par Joel TOKPONOU,

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Irenée Agossa, président de Rlc

Nationaliste jusqu’au bout mais aussi traditionnaliste. Le président de Restaurer la confiance (Rlc), parti en attente de son récépissé provisoire d’enregistrement au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, propose une réforme des cérémonies de prestation à la tête des différentes institutions. Pour Irénée Agossa, « il est nécessaire que les cérémonies de prestation de serment ne se déroulent plus en des endroits où tout se fait. Elles doivent être organisées dans des lieux sacrés ».
L’ancien candidat à la dernière élection présidentielle propose cette formule afin de contraindre les élus à respecter leurs engagements. « Il faut que les promesses faites lors des prestations de serment soient tenues pour donner réellement satisfaction aux besoins des populations. Toute personne qui ne respectera pas ses engagements en subira les conséquences », estime-t-il. C’est donc la force contraignante des milieux sacrés qu’invoque le président de Rlc en faisant cette proposition pour le moins paradoxale dans un pays où la Constitution impose la laïcité de l’Etat. Selon l’article 2 de la loi 2019 – 40 du 07 novembre 2019 portant révision de la loi n°90 – 32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la république du Bénin, «la République du Bénin est une et indivisible, laïque et démocratique». Expliquant mieux son option, Irénée Agossa soutient que «nous sommes le seul pays au monde à connaître des coups d’Etat sans effusion de sang. Nous sommes le seul pays à passer de la période de dictature à la démocratie sans effusion de sang. Et nous serons un pays qui aura un développement harmonieux sans effusion de sang. Mais pour y arriver, il faut un ancrage dans nos valeurs traditionnelles ». Mieux encore, le président de Rlc martèle qu’il faut « utiliser les traditions pour consolider les institutions ». Une proposition pour laquelle il va certainement mobiliser ses partenaires politiques et éventuels futurs élus au parlement. Premier challenge: les élections législatives de 2023.

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