Prise du décret relatif au relèvement du Smig: Forte pression syndicale en attendant l’acte

Par Ariel GBAGUIDI,

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Le ministre d’État chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio TchanéAbdoulaye BIO TCHANE

Le décret portant relèvement du Smig devrait être pris sans protocole ni délai après les négociations d’avril 2022, selon le secrétaire général de la Centrale des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou. Le syndicaliste dit ne pas comprendre la lenteur qui caractérise la prise de l’acte et s’en remet au gouvernement.

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Le Smig au Bénin est passé de 40 000 à 52 000 F Cfa. Retenu en avril dernier au terme des négociations entre gouvernement, syndicats et patronat, il tarde à être appliqué faute d’un décret pris en Conseil des ministres. Une attente qui n’est pas du goût des syndicats, notamment la Centrale des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) qui a donné de la voix, il y a quelques jours. Demandant au gouvernement d’accélérer le processus qui ne nécessite plus grand-chose après le consensus trouvé en avril dernier. « La procédure est connue. Quand on parle du Smig, ça concerne essentiellement les travailleurs des secteurs privé et parapublic, c’est-à-dire ceux qui sont régis par le Code du travail. Lorsqu’il s’agit de discuter sur une augmentation du Smig, disons que les trois parties concernées sont le gouvernement, les syndicats des travailleurs et le syndicat des employeurs, et vous savez que nous avons eu le temps de mener des échanges, de les conclure devant le chef de l’Etat lui-même en avril dernier au palais de la Présidence… Donc, il n’y a plus rien qui s’oppose aujourd’hui à la prise du décret pour consacrer l’augmentation et permettre à tous les travailleurs qui attendent cela de pouvoir commencer à en jouir. Aujourd’hui, la seule chose qui bloque la jouissance par les travailleurs de cette augmentation, c’est la prise du décret », a martelé le secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou. Sur le sujet, il dit s’être associé à son collègue de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, pour envoyer une note au président de la Commission de négociations afin de savoir à quel niveau se trouve le dossier. « Le ministre de l’Economie et des Finances était chargé de revenir vers nous pour dévoiler un peu quelle est l’enveloppe financière à consacrer aux augmentations; quelles sont les modalités d’augmentation ; quels sont les différents pourcentages que le gouvernement proposait et on devrait étudier cela ensemble pour arrêter quelque chose. Le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, et la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, étaient chargés avec nous d’examiner les autres points de revendication qui ne devaient pas être cachés par l’arbre de l’augmentation des salaires. Donc, il y avait des points également à discuter, des points concernant les travailleurs, des points essentiels également. A la date d’aujourd’hui, nous n’avons obtenu aucune réponse à deux ou trois relances que nous avons adressées aux autorités notamment le président de la Commission de négociations», ajoute le syndicaliste.

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L’échéance de novembre ?

A la question de savoir ce qu’il en est de l’échéance de novembre 2022, Anselme Amoussou fait noter que ce délai annoncé par le gouvernement ne concerne que les travailleurs et retraités du public. D’après ses explications, le décret portant relèvement du Smig devrait être pris sans condition après le consensus d’avril pour permettre aux ayants droit d’en tirer profit. « Le gouvernement avait fixé son échéance au mois de novembre 2022, que nous avons acceptée, la mort dans l’âme. Mais cela ne concerne que l’augmentation promise aux travailleurs et aux retraités du public. Ça ne concerne pas le Smig puisque le Smig n’est pas mis en application par le gouvernement. C’est dans les entreprises, et les chefs d’entreprise ont dit qu’ils sont prêts pour augmenter le Smig. C’est ensemble avec eux que nous avions convenu du montant de 52 000 F Cfa. Il suffit juste au gouvernement de rendre cela officiel par décret. Donc, il n’y a pas un calendrier qu’il faut coller au mois de novembre en ce qui concerne le débat sur le Smig », insiste le secrétaire général de la Csa-Bénin. « Le débat sur le Smig, il est clos. A partir du moment où nous avons fini de discuter en avril dernier, disons que ça devait rentrer automatiquement en vigueur et cela ne peut se faire que par le truchement du décret. Mais nous ne sommes pas informés qu’il y a un blocage qui devrait nous conduire à choisir un autre calendrier par rapport à l’entrée en vigueur du nouveau Smig », a-t-il indiqué.