Processus d’actualisation du fichier électoral national:Mécontentement des agents non payés par le COS-LEPI

Par zounars,

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Plusieurs agents recrutés par le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) manifestent leur mécontentement. Ils s’étaient rassemblés, hier lundi 26 janvier, au siège du Conseil à Agblangandan, pour exiger le paiement de leurs émoluments. Alors qu’au même moment, le COS-LEPI a prévu le démarrage de la phase d’affichage de la liste électorale provisoire.

Ça grogne dans le rang de certains Agents locaux d’actualisation (ALA) et Délégués d’arrondissement à l’actualisation (DAA) recrutés dans le cadre de la LEPI. Dans la matinée d’hier devant les locaux du COS-LEPI, ils étaient environ une cinquantaine à manifester. Leur principale revendication reste et demeure le paiement des primes liées à leurs prestations dans le cadre de la récente phase d’enregistrement complémentaire. «Nous avons travaillé tout ce temps et servi le COS-LEPI; mais personne n’a été payé», a confié Jean Djossou, le porte-parole des agents mécontents, coordonnateur du 3ème arrondissement de Cotonou pour le compte du processus d’actualisation du fichier électoral national.

Il fustige le fait que «les responsables du COS-LEPI ont récemment déclaré lors d’une conférence de presse, qu’ils ne doivent plus un seul kopeck aux agents». Alors qu’en réalité, fait-il savoir, que l’on soit membre de Commission communale d’actualisation (CCA), DAA ou ALA, personne n’a été payé pour la phase d’enregistrements complémentaires.
«Les gens du COS-LEPI, en son temps, vu qu’ils étaient acculés par l’opinion publique, voulaient coûte que coûte lancer les opérations (la phase d’enregistrements complémentaires) sur le terrain. On fonctionnait sur la base de contrats. Mais acculés, ils nous avaient demandé d’aller d’abord sur le terrain et que les contrats nous seront apportés pour être signés», a expliqué Jean Djossou qui regrette qu’il n’y ait pas eu de contrats jusqu’à ce jour.
Les agents auraient souhaité qu’on les appelle tout au moins afin de savoir les démarches à faire pour être payé, même s’il y a du retard, indique-t-il.
A l’en croire, le contrat étant mensuel depuis le démarrage des opérations, le COS-LEPI doit deux mois d’impayés aux DAA, et un mois aux ALA.
Par ailleurs, ils disent ne pas comprendre le fait que le COS-LEPI n’ait pas voulu les impliquer dans cette dernière phase d’affichage de la liste électorale provisoire. Selon eux, les responsables du COS-LEPI ont décidé de les contourner et d’aller solliciter les élus locaux pour cette phase d’affichage.
Face à cet état de choses, ils menacent de durcir leur mouvement si leurs primes ne sont pas payées.
Il importe de préciser que notre équipe de reportage n’a pu rencontrer les premiers responsables du COS-LEPI pour avoir leur version. Aucun d’eux n’était présent hier matin sur les lieux pendant que nous y étions.
Aux dernières nouvelles, le porte-parole Jean Djossou dit avoir refusé une proposition du COS-LEPI invitant les agents à retourner sur le terrain pour la phase d’affichage de la liste provisoire.

Processus de correction de la liste électorale permanente informatisée LEPI

La phase d’affichage de la Liste électorale informatisé provisoire (LEIP) devait démarrer, hier lundi 26 janvier. Selon l’annonce faite par les responsables du COS-LEPI, vendredi dernier, ceci conformément à l’article 299 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. Dans quelques centres parcourus hier aux premières heures de la matinée à Cotonou, aucune liste n’est encore soumise à l’appréciation des Béninois pour d’éventuelles corrections. Du Complexe scolaire Gbégamey au Collège d’enseignement général (CEG) l’Océan, en passant par les complexes scolaires Sikè Sud et Cadjèhoun, aucune nouvelle liste n’était affichée au passage de notre équipe de reportage. En lieu et place de la LEIP, il n’y avait que les listes déjà déchirées et chiffonnées lors de la phase précédente d’enregistrement complémentaire.
En tous cas, la décision de la Cour constitutionnelle en date du 9 janvier dernier a fixé le délai de la fin de l’actualisation de la LEPI. Si le COS-LEPI ne veut pas faire courir au peuple béninois le risque d’aller aux élections sur la base de la «LEPI de 2011», il se doit de faire diligence pour rendre disponible la liste actualisée au plus tard le 25 février prochain. Le temps s’écoule, alors que conformément au code électoral, l’affichage de la liste provisoire doit durer 21 jours.
F. S. (Stag)