Production cinématographique : Lancement ce jour de la seconde partie du film « Le vrai coupable »

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Par ces temps où le véritable amour a déserté le forum et est devenu aussi rare que la gencive d’un coq, il faut avoir du cran, de l’audace pour décider de brûler quinze belles années derrière les barreaux pour un crime qu’on n’a pas commis. C’est pourtant ce que fait Anicet, l’acteur principal du film « Le vrai coupable » dont la première partie est sur le marché depuis quelques semaines, en attendant la sortie officielle de la seconde prévue pour ce jour.

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L’histoire que relate le film «Le vrai coupable» est fort simple, quoiqu’elle paraisse surréaliste et utopique. Le drame se joue dans une petite famille, entre Anicet et son épouse. Le premier, pris d’un amour qui n’a dû exister que durant les époques bibliques, prend sur lui la lourde responsabilité d’endosser le crime commis par son épouse sur la personne de la jeune adolescente qui fait office de domestique dans le ménage. En échange, «le faux coupable» demande pour les quinze années que la justice lui inflige, la fidélité de sa femme, mais aussi le gage d’une éducation de qualité pour sa fille. Lequel engagement fait par son épouse (Sandrine) ne durera que le temps d’un éclair.
A voir la trame du film, le producteur et auteur du scénario, Iréné Tomètin a voulu peindre la femme comme un être abominable et on peut dire qu’il y est parvenu. La femme, du moins celle d’Anicet est loin d’être l’épouse soucieuse du respect d’un quelconque engagement encore moins de l’avenir et du sort de son homme. Douze mois seulement se sont écoulés après le crime et celle qui avait promis fidélité pour quinze ans, s’est permise d’inviter son amant qui est l’avocat de son époux innocent, dans le lit conjugal.
La suite de l’histoire, c’est Anicet qui l’apprendra à ses dépens. Il se fera enseigner par la vie que «femme est diable» comme dirait un auteur. Qu’elle est aussi vie, malheur et misère de l’homme. Loin de tout machisme, le producteur et le réalisateur de ce film ont voulu, semble-t-il, peindre un visage de la femme qui n’est pas loin de celui courant. Ils y ont mis certes l’excès filmique, mais juste pour caricaturer jusqu’où l’être féminin peut être parfois diabolique et cela se voit lorsque la femme d’Anicet lui jette en pleine figure qu’il est un assassin et se donne le loisir de le traiter de « cocu ».
Mais les crimes sous nos cieux restent rarement impunis et tôt ou tard, le vrai assassin finit par se faire dévoiler. En sera-t-il ainsi dans « Le vrai coupable»? Anicet purgera-t-il la peine de quinze ans ou sombrera-t-il comme le souhaite son épouse ? Qu’adviendra-t-il d’elle? Le pot aux roses sera-t-il découvert? Par qui ? Comment ?
Mille et une questions trottinent dans le cogito du spectateur à la fin de la première partie du film. Et pour y trouver les réponses, il faudra patienter et attendre le lancement officiel de la seconde partie dont le lancement officiel est prévu pour ce mardi 4 août à Cotonou.

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