Production du riz au Bénin : Une étude dévoile des contraintes majeures

 

Alors que le gouvernement cherche à booster la filière rizicole, certains déterminants méritent d’être pris en compte dans la production. Ils ont été dévoilés par les résultats d’une étude publiée dans la revue Nature.

Quinze contraintes ont été dévoilées par les auteurs de l’étude sur la « caractérisation des systèmes de riziculture, contraintes de production et de déterminants de l’adoption des variétés améliorées par les petits exploitants agricoles de la République du Bénin ».
En dehors des besoins en machines et crédits agricoles, beaucoup de difficultés sont liées à des facteurs biotiques. L’entretien des champs et le manque de main-d’œuvre sont des contraintes importantes dans les régions du sud et du centre du Bénin. La mauvaise gestion de l’eau, la sécheresse et les attaques d’oiseaux sur les rizières ont été identifiées dans toutes les régions étudiées. Selon les auteurs, les attaques d’insectes ravageurs, le manque de terres utilisables et l’infertilité des sols sont rencontrés uniquement dans le nord et dans le sud du Bénin. La publication renseigne aussi que les agriculteurs pratiquant la riziculture pluviale et irriguée de bas-fond ont tendance à cultiver des variétés améliorées par rapport à ceux pratiquant la riziculture pluviale de plateau.
De plus, ceux qui pratiquent la riziculture de bas-fond irriguée ont davantage utilisé le semis que le repiquage. Peu de différences ont été observées en termes de labour, de gestion de la fertilité des sols ou de lutte antiparasitaire. « Nos résultats suggèrent que pour accroître l’adoption de variétés de riz améliorées, les services de vulgarisation agricole devraient cibler les agriculteurs des propriétaires terriens pratiquant la production de riz hors-saison et ayant d’autres sources de revenus», recommandent les auteurs dont Yêyinou Laura Estelle Loko.
En réalité, le riz est une céréale qui contribue fortement à la sécurité alimentaire au Bénin, avec une production estimée à 406 000 tonnes en 2019. Bien que le rendement du riz du Bénin (39 353 hg/ha) en 2020 soit supérieur à la moyenne africaine (22 061 hg/ha), il est bien inférieur à celui de la Mauritanie (52 703 hg/ha), le meilleur producteur ouest-africain. Ce faible rendement est en partie dû aux différentes contraintes biotiques et abiotiques rencontrées par les agriculteurs. Dans le cadre de cette étude, 418 ménages de riziculteurs ont été interrogés dans 39 villages à l’aide d’outils et de méthodes de recherche participatives. Les initiatives visant à stimuler la production de riz au Bénin devraient donner la priorité à la mise en place de politiques formelles de crédit agricole et d’option de mécanisation.

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