Programme d’assainissement pluvial de Cotonou : démarrage imminent des travaux dans les 9e et 13e arrondissements

Par Arnaud DOUMANHOUN,

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assainissement pluvial de Cotonou

Six bailleurs de fonds prennent part au financement du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) pour un montant total de 253 milliards de francs Cfa. La cérémonie de signature du contrat d’exécution des travaux financés par l’Agence française de développement (Afd) s’est tenue, ce mercredi 20 octobre à l’Agence du Cadre de vie à Cotonou.

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« Plus qu’une ambition, c’est une véritable vision au profit du développement urbain, donc du cadre de vie de la majorité des Béninois… », a déclaré le ministre du Cadre de vie, José Tonato, à la signature du contrat des travaux à réaliser au titre du financement de l’Agence française de développement (Afd). Sogea Satom, l’entreprise adjudicataire, interviendra dans le bassin XX situé dans la partie Nord-Ouest de Cotonou, qui comporte les quartiers de Mènontin (9e arrondissement), d’Agla (13e) et une partie de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi, sur une superficie de 524 ha. Le président de l’Agence d’exécution des travaux urbains (Agetur), maître d’ouvrage délégué, Lambert Koty, indique que les ouvrages projetés sont notamment la construction de bassin de rétention sur 8 935 mètres linéaires, d’un collecteur cadre de 115 mètres linéaires, le pavage et l’aménagement de voirie sur 5 124 mètres linéaires. Ce contrat financé par l’Agence française de développement s’élève à un montant total de 23 300 174 040 francs Cfa hors taxes, et les travaux démarrent en novembre 2021, pour un délai contractuel de 15 mois.

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Une vision globale de l’aménagement

« Un assainissement de cette ampleur dépassant largement les 250 milliards de francs à mettre en œuvre, en si peu de temps, au niveau d’une ville, c’est quelque chose de très valorisant. L’asphaltage est allé jusqu’aux villes secondaires, l’assainissement va vers les villes secondaires… », souligne le ministre du Cadre de vie, José Tonato, avant d’ajouter: « C’est dans une démarche de structuration de tout le territoire national, conscient que le développement des différents territoires va faire le développement de l’ensemble du pays. Et au cœur de cela, nous avons une démarche qui promeut le développement de la ville durable, résiliente au changement climatique ». En termes d’existant, la zone d’intervention de l’entreprise adjudicataire, Sogea Satom, est constituée entre autres d’un bassin de rétention naturel présentant cinq sous-bassins dans lesquels l’écoulement se fait à très faible débit et où les lits majeurs sont remblayés au fil du temps pour faire place à quelques habitations et tas d’ordures. On y distingue quelques ouvrages d’équilibre et des amorces d’ouvrages d’assainissement.

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Une large mobilisation des bailleurs

A en croire le président de l’Agence d’exécution des travaux urbains (Agetur), maître d’ouvrage délégué, Lambert Koty, le Programme d’assainissement pluvial (Papc) constitue un pas de géant par rapport aux programmes antérieurs d’assainissement. A terme, il sera réalisé 51 km de nouveaux collecteurs primaires toutes catégories confondues, 59 km de pavage de rues et environ 125 km de caniveaux latéraux pour un coût global estimé à 253 milliards de francs Cfa. Au titre des bailleurs, il y a entre autres, la Banque mondiale, l’Agence française de développement (Afd), la Banque européenne d’investissement (Bei), la Banque ouest africaine de développement (Boad), la Banque africaine de développement (Bad), la Banque islamique de développement (Bid). «Jamais aucun programme d’assainissement n’a suscité autant d’adhésion des bailleurs de fonds par le passé dans notre pays », en déduit le président directeur général de l’Agetur, Lambert Koty.