Projet du transport urbain à Parakou: Cap sur la gestion et les infrastructures municipales

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Le Projet du transport urbain à Parakou est en passe d’atteindre son objectif de développement dans son intégralité. Après l’aménagement des deux routes du projet, les activités relatives au renforcement de la gestion et des infrastructures municipales seront bientôt lancées, selon la Bad.

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La date de clôture du Projet du transport urbain à Parakou (Ptup) est prorogée jusqu’en 2023 en vue de la mise en œuvre de la composante C « Renforcement de la gestion et infrastructures municipales ».
L’Agence d’exécution des travaux urbains (Agetur) est recrutée comme maître d’ouvrage délégué pour ce volet.
Avec l’achèvement de la composante A « Aménagement de routes », les principaux produits du projet sont déjà effectifs et les effets perceptibles, d’après le dernier Rapport sur l’état d’exécution et les résultats (Eer) publié début novembre par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier sur le projet. Toutefois, des difficultés ont émaillé l’exécution du reste des travaux. Au nombre de celles-ci, le rapporteur Ibrahim Boubacar, ingénieur des transports supérieur et responsable de projet, signale un taux global de décaissement de 49,75 %, « pas assez satisfaisant » au vu de l’âge du projet (environ 7 ans et demi). Il a également noté l’inexistence d’un plan de passation des marchés actualisé permettant la mise en œuvre des procédures d’acquisition dans le cadre des travaux connexes de la composante C qui ne sont pas pris en compte dans l’Etude d’impact environnemental et social (Eies) et le Plan d’action de réinstallation (Par) initial.
Toutes les cibles visées du projet devraient être atteintes si les mesures recommandées sont rapidement adoptées par les différents acteurs, estime le rapporteur. Pour ce faire, préconise-t-il, il est nécessaire d’actualiser les deux documents Eies et Par, en prenant en compte les implications environnementales et sociales de ces travaux et en recrutant un consultant. Il est aussi question de finaliser le recrutement du cabinet devant réaliser l’audit financier de l’exercice 2021 dans les meilleurs délais et de pallier l’insuffisance des ressources humaines affectées à la Cellule de suivi et d’exécution des projets routiers financés par la Bad (Csepr-Bad), affectant ainsi sa performance au vu de l’ampleur des tâches à accomplir.

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Mesures

La Bad met l’accent sur la finalisation et la validation des avis d’appel à manifestation d’intérêt (Ami), des termes de référence (Tdr) et des dossiers d’appel d’offres (Dao) à soumettre à l’Avis de non objection (Ano) de la Banque, en vue de leur lancement dans les meilleurs délais.
Le Ptup a pour but d’améliorer le niveau de service des deux routes du projet (traversée urbaine et voie de contournement de Parakou) tout en réduisant les accidents de la route. En termes de résultats, 16,80 km linéaires de routes ont été réhabilitées, 7 km de voiries revêtues et 5 carrefours aménagés, améliorant les conditions de transport sur le corridor routier Cotonou-Parakou-Malanville-Niamey. De 15 km/ h en 2013, la vitesse moyenne sur les deux routes du projet aux heures de pointe est passée à 46 km/h en 2020 : une moyenne de 41 km/h sur la voie de contournement et 51 km/h sur la voie de traversée. Le nombre de cas d’accidents sur les deux routes est passé de 162 en 2010 à 119 en 2020.
Outre la mobilité urbaine dans la ville, le projet vise à améliorer l’efficacité des activités urbaines et les conditions de vie des populations dans la ville de Parakou. Douze infrastructures sociales ou marchandes ont été réhabilitées et quelque 2000 femmes et jeunes ont été formés dans le cadre du projet. Globalement, le revenu moyen par ménage est passé de 66 291 F Cfa en 2013 à 67 998 F Cfa en 2020.