Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition : Des acteurs d’Ong formés pour l’atteinte des objectifs

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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Le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a organisé à Bohicon, jeudi 31 août dernier, un atelier de formation des acteurs des Ong sur les outils de démarrage des activités communautaires du Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn).

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Les points focaux alimentation, santé, nutrition de plusieurs communes étaient réunis à Bohicon, jeudi 31 août dernier, pour une formation sur les outils de démarrage des activités communautaires du Projet multisectoriel de l’alimentation, de la santé et de la nutrition (Pmasn). Plus d’une centaine d’animateurs, de superviseurs, de coordonnateurs d’Organisations non gouvernementales ont pris part aux travaux. Ils proviennent des dix-neuf communes concernées par le démarrage des activités communautaires du projet : Djougou, Bassila, Malanville, Gogounou, Grand-Popo, Comè, Matéri, Dassa-Zoumè, Dangbo, Glazoué, Zogbodomey, Ifangni, Pobè, Zakpota, Allada, Tori-Bossito, Bembèrèkè, N’Dali et Aplahoué.
Dans son souci de lutter contre la malnutrition, le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can), a organisé cet atelier pour « le lancement de la première série de renforcement des capacités des équipes techniques des Ong, partenaires du Pmasn pour le compte des dix-neuf communes de la deuxième vague», a déclaré Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can. « Cette formation tient ses origines du fait de la nécessité d’une harmonisation des outils et des approches d’intervention dans le secteur de l’alimentation, de la santé et de la nutrition », a-t-elle précisé. Ces outils élaborés lors de l’atelier de planification et de lancement des interventions pour la première vague, depuis novembre 2016 à Dassa-Zoumè, concernant les vingt et une premières communes, par le secrétariat permanent du Can, de manière participative et concertée avec les Ong partenaires sont les guides d’entretien et d’échange avec diverses parties prenantes en vue d’une bonne conduite du diagnostic au niveau communal, le guide de la démarche de sélection des villages d’intervention du projet, les outils de recensement des cibles du projet, le canevas de planification des activités en lien avec le parcours d’activité du Pmasn. Les outils ont été expérimentés par les Ong de la première vague pendant dix mois à la suite desquels, les responsables du Can et les acteurs des Ong se sont retrouvés ces derniers jours du mois d’août pour capitaliser les acquis pour leur meilleure utilisation pour le compte des Ong des dix-neuf communes de la deuxième vague. « L’un des résultats de cette capitalisation est que la mairie a joué un rôle fondamental dans la conduite du processus de sélection des villages d’intervention, et ce, en termes de mobilisation des acteurs, mais aussi et surtout dans la neutralité relative à une certaine tendance politique à contester la classification des villages », a fait remarquer Mireille Houensou.
Au présidium pour conduire les travaux de cet atelier, on notait la présence de Mireille Houensou, coordonnatrice régionale Zou-Collines du Can, d’Ambroise Agbota, représentant de la Banque mondiale, et du professeur Roch Mongbo, secrétaire permanent du Can et coordonnateur du Pmasn. A l’ouverture des travaux, Ambroise Agbota a rappelé aux participants que « c’est parce que le Pmasn est un projet trop exigeant qu’on veut aller au-delà de tout ce que nous avons fait jusque-là ». Il a évoqué les contraintes liées au Projet multisectoriel de l’alimentation de la santé et de la nutrition. Le projet vise à avoir une famille heureuse et en bonne santé, vivant dans un environnement sain, grâce à une bonne utilisation des services de nutrition de l’adolescente, de la femme enceinte et de la femme allaitante et la promotion de la production vivrière pour améliorer la diversité alimentaire. Les groupes cibles sont les enfants de 0 à 59 mois, les filles adolescentes, les femmes enceintes et les femmes allaitantes. Le secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can), les ministères, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), les communes, les conseils communaux de concertation (Ccc), les Ong, sont tous associés pour l’atteinte des objectifs.
Pour le professeur Roch Mongbo, « La nutrition est comme un orchestre où, si un instrument ou un chanteur déconne, toute la musique devient désagréable à entendre ». Il évoque la nécessité de l’investissement qualitatif des participants à la réalisation des objectifs du projet qui est comme une « course de relais » où chacun a sa partition à jouer. «Un franc investi dans la nutrition, c’est 16 à 25 F qui sont retournés » martèle-t-il, démontrant ainsi la rentabilité de ce secteur financé par le Gouvernement sur crédit de la Banque mondiale.
Il a alors convié chaque acteur à la disponibilité et à s’impliquer davantage pour réaliser ce «travail bien dense » qui ne fait d’ailleurs que commencer.

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