Projet Papvire dans l’Alibori, le Borgou et les Collines: La productivité agricole améliorée sur plus de 35 666 ha

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Papvire Abc

De nouvelles avancées sont notées dans la mise en œuvre du Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines. Cependant, des défis restent à relever en termes de décaissement des fonds et d’aménagement au profit des jeunes.

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Au 30 juin 2021, le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Papvire-Abc) a amélioré la productivité sur plus de 35 666 ha (soit 119 % de la cible). Le dernier Rapport sur l’état d’exécution et des résultats publié par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier du projet, fait état d’un « doublement des rendements » par rapport à la situation de référence (88 % de la cible finale) pour le maïs. En fait, la productivité moyenne du maïs est passée de 1263,6 (valeur de référence en 2016) à 2872 kg/ha, pour une cible de 3100 kg/ha.
Pour le riz, le rendement est passé de 3387 à 4650 kg/ha pour une cible de 5300 kg/ha. Ainsi, le taux de réalisation de l’objectif est de 66 % et cela pourrait connaître un bond important avec la mise en valeur prochaine des aménagements achevés, souligne le document.
Le volume de production vivrière commercialisée par an a atteint 84 000 tonnes contre 4919,54 tonnes en 2016, soit un taux de réalisation de 99 % de la cible finale fixée à 85 000 tonnes. Le volume de production maraîchère commercialisée a également augmenté, passant de 328,99 tonnes en 2016 à 5646 tonnes récemment, grâce à la culture de contre-saison.
Le revenu par exploitation vivrière s’est amélioré : il est passé de 130 998 à 198 000 F Cfa pour les hommes et de
83 853 à 141 500 F Cfa en moyenne pour les femmes. Par exploitation maraîchère, il est passé de 393 141 F Cfa à
465 000 pour les hommes.
En plus de ces résultats, la mission de supervision sur le terrain note la mise à l’échelle des technologies résilientes de production au niveau des champs écoles paysans (Cep).

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Faible consommation

A six mois de la fin du projet prévue pour le 31 décembre prochain, le taux de décaissement s’affiche à 70,65 % pour les ressources du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (Gafsp) contre un taux de 64 % à la dernière mission de supervision en décembre 2020. Le taux de mobilisation de la contrepartie nationale s’est amélioré en 2021 avec le décaissement de
232 935 000 F Cfa. « Mais, la mobilisation des fonds de contrepartie reste une contrainte à la réalisation des travaux d’aménagement pour l’installation des jeunes en groupements », selon la mission de supervision. Le projet devra se concentrer sur le suivi de l’exécution des travaux d’aménagement en entreprise, pour accélérer davantage la cadence des décaissements, ainsi que sur la mise à l’échelle des paquets technologiques diffusés pour améliorer l’impact du projet, suggère-t-elle.
Le retard dans l’obtention de l’Avis de non objection sur le Plan de passation des marchés (Ppm) 2021 n’a pas permis d’engager les nouveaux marchés prévus. Le Ppm a fait l’objet de plusieurs examens par la Banque à cause de la non-prise en compte correcte de ses observations. Outre le rythme lent de réalisation des travaux, le non-respect des délais contractuels par les entreprises en charge des travaux d’aménagement impacte aussi négativement la performance du projet.
Le retard dans la mise à disposition des allocations annuelles de ressources du Budget national appelle à renforcer le plaidoyer auprès de la direction de la Programmation et de la Prospective du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Dpp/Maep) et de la direction générale du Budget du ministère de l’Economie et des Finances (Dgb)/Mef) pour une allocation adéquate et un décaissement effectif des ressources.
En dépit de ces problèmes, le Papvire-Abc avance vers l’atteinte de son objectif, celui de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté des populations, en impactant directement
50 000 personnes dont 25 445 exploitants agricoles. Toutefois, il convient de maintenir le suivi rapproché des travaux d’aménagement ainsi que la mise à l’échelle des résultats obtenus au niveau des champs écoles paysans.

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