Promotion agricole: 15 producteurs de riz initiés aux techniques chinoises

Par Claude Urbain PLAGBETO,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Promotion agricole: 15 producteurs de riz initiés aux techniques chinoises


Du 14 au 17 janvier dernier, quinze producteurs, encadreurs et chercheurs ont été formés aux techniques chinoises de culture du riz. Ils repartent aguerris, promettant de contribuer à doubler la productivité de la céréale au Bénin si les conditions sont réunies.

LIRE AUSSI:  Financement Oumandera: Le gouvernement appuie 11 start-up

Améliorer les techniques de production locale du riz en s’inspirant du modèle chinois en la matière, tel est l’objectif de la formation organisée, la semaine dernière, à l’intention de quinze producteurs, encadreurs et chercheurs sur le riz du Bénin. L’initiative émane de l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) et est soutenue par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep).
La formation s’est déroulée du 14 au 17 janvier dernier, sous la direction de trois experts chinois: Li Ganghua, Liu Xiao Jun et Li Yuan venus de l’Université agricole de Nanjing. Appuyés par des experts béninois, ils ont développé avec les stagiaires des modules relatifs aux nouvelles techniques de production du riz, les semences de riz et les normes y afférentes. La quantification dans la conduite du riz et la lutte contre les ravageurs du riz ont été également abordées au cours des échanges.
Au terme de la formation, les participants provenant des sept pôles de développement agricole du Bénin (Agences territoriales de développement agricole /Atda) et de la faculté des Sciences agronomiques de l’Uac, devront contribuer à doubler la productivité du riz dont le rendement tourne actuellement autour de 3,5 ou 4 tonnes à l’hectare. « L’objectif visé est d’atteindre un rendement d’au moins 7 tonnes de riz à l’hectare », espère Roland Justin Zoglobossou, directeur de la Production végétale au Maep.
Si les conditions climatiques sont réunies, l’on peut obtenir 9 tonnes à l’hectare au Bénin, assure le professeur Li Ganghua. La Chine qui a une vieille tradition de cette céréale, en est à un rendement moyen de 16 tonnes à l’hectare et pouvant aller à
19 t/ha.

LIRE AUSSI:  Financement Oumandera: Le gouvernement appuie 11 start-up

Cap sur 1 million de tonnes par an

Le gouvernement a initié un programme d’urgence et entend passer d’une production de 400 000 tonnes par an à 1 million de tonnes de paddy à l’horizon 2023 par an, suite au refus du Nigeria d’accepter du riz importé d’Asie et autres sur son territoire, informe Roland Justin Zoglobossou.
Les participants, par la voix de leur porte-parole, Arouna Bossou, laissent entendre que la formation « fera tache d’huile», promettant de contribuer à l’atteinte des objectifs. Cela passe par la duplication des techniques acquises, l’aménagement hydro-agricole, la mise en place d’un système approprié d’irrigation et la petite mécanisation agricole, plaide-t-il. Toutes choses pour lesquelles il sollicite l’accompagnement des autorités en charge de l’agriculture.
Le représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche assure que cet appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. A l’en croire, le Bénin a le potentiel et les autorités ont la ferme volonté d’opérer les changements nécessaires à l’augmentation de la productivité.
Pour ce faire, Shen Lin et Dr Julien Sègbo, respectivement directeurs chinois et béninois de l’Institut Confucius, exhortent les participants à faire bon usage des notions acquises et surtout à les partager avec les producteurs à la base, à travers des séances de restitution de la formation.

LIRE AUSSI:  Tentative de viol (16e dossier): 5 ans de réclusion criminelle contre Fabrice Kossi Azagoun