Promotion de la culture: Plaidoyer pour l’implication des conseils communaux

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Promotion de la culture: Plaidoyer pour l’implication des conseils communaux

Fidele Anato

La promotion de la culture à partir des communes préoccupe Mahouna Fidèle Anato, alias Le baobab, artiste polyvalent et enseignant à l’Institut national des métiers d’Art, d’Archéologie et de Culture de l’Université d’Abomey-Calavi. A cette approche, l’artiste a sensibilisé, mercredi 19 mai, les membres de la Conférence administrative départementale du Mono réunis à leur session mensuelle à la préfecture de Lokossa.

LIRE AUSSI:  Validation de la nomenclature des métiers artistiques au Bénin: Vers le renforcement du dispositif sectoriel


La culture et ses acteurs ne seraient pas bien lotis parmi les leviers de développement des communes, selon l’artiste ‘’Le baobab’’ qui répond à l’état civil au nom de Mahouna Fidèle Anato. Enseignant à l’Institut national des métiers d’Art, d’Archéologie et de Culture de l’Université d’Abomey-Calavi, Mahouna Fidèle Anato illustre son constat par l’absence dans les Plans de développement communaux (Pdc) d’une définition claire des voies et moyens de promotion du volet culture au niveau des collectivités locales. « Cela fait partie des actes manqués dont il faut vite tourner la page », retient l’artiste. Il soutient qu’on oublie qu’il y a les artistes alors que l’on tient compte de l’existence des corps des métiers tels que les cultivateurs et les artisans. Pour lui, au-delà de l’adage qui enseigne qu’aucun peuple ne se développe en méprisant sa propre culture, cette dernière est autant nécessaire à la communauté que l’agriculture. La culture, insiste-t-il, est non seulement une industrie génératrice d’emplois et de ressources mais aussi un vecteur de diplomatie. « Là où l’agriculture ne peut aller, la culture joue ce rôle », soutient-il.
En décidant de lever le voile sur le sort d’orphelin réservé à la culture, au titre des travaux de la session de la Conférence administrative départementale (Cad) effectués, hier, à la préfecture de Lokossa, Mahouna Fidèle Anato a clarifié que sa démarche n’est pas de jeter la pierre aux gouvernants. Bien au contraire, il se dit être dans la dynamique de sonner le réveil afin que la prise de conscience favorise la tâche aux professionnels et autres cadres qui aimeraient s’investir dans la promotion de la culture à la base. « Nous sommes venus plaider qu’on nous accorde la main », a-t-il indiqué. Laquelle main, à l’en croire, n’est rien d’autre que l’accompagnement des conseils et des membres de la Cad. Notamment, à l’endroit des conseils, il a plaidé pour la mise en exergue de la promotion de la culture au cours de l’élaboration des prochaines générations des Pdc. L’avènement de sachants des méandres de la culture à la tête des structures de sa promotion a aussi fait partie des doléances exprimées par le natif du Mono, Mahouna Fidèle Anato qui a fondé, à Abomey-Calavi, le village Adjrouhoué d’Afrique.

LIRE AUSSI:  Projet de « Classes culturelles »: Artistes et acteurs culturels en formation à Ouidah