Promotion du dialogue social au Bénin: Gouvernement, Patronat et syndicats signent une Charte nationale

Par Pintos GNANGNON,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Promotion du dialogue social au Bénin: Gouvernement, Patronat et syndicats signent une Charte nationale


Le renforcement du dialogue social, un vœu cher au gouvernement, est rentré dans sa phase opérationnelle. Il a été consacré par la signature mardi 30 août à Cotonou, de la Charte nationale pour le dialogue social. C’était entre le gouvernement, représenté par le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, les secrétaires généraux des centrales syndicales et le patronat béninois sous le regard du représentant résident du PNUD, Siaka Coulibaly et de plusieurs autres ministres.

LIRE AUSSI:  Développement du secteur agroalimentaire : le Bénin obtient 20 milliards F Cfa de la Boad

Le dialogue social est l’outil indispensable pour trouver des solutions durables et équilibrées aux défis posés aux pays et pour assurer une gouvernance participative des affaires publiques. Au Bénin, les réflexions relatives aux travaux du Forum national sur le dialogue social qui a été organisé à Cotonou en décembre 2015 avec l’appui des partenaires techniques et financiers ont abouti à l’élaboration d’une Charte nationale du dialogue social. A travers elle, les parties ont convenu d’instituer librement et de manière consensuelle, un cadre national de dialogue social tripartite dans lequel elles promettent loyalisme, fidélité et respect.

A la signature de la Charte mardi 30 août, le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys a rappelé le rôle fondamental de cette charte. Elle vise, précise le ministre, à favoriser le renforcement du processus démocratique au Bénin et de la bonne gouvernance au sein de l’administration publique, en vue de la paix sociale et de l’unité nationale. Aussi, vise-t-elle la promotion des relations professionnelles dans les services, entreprises et établissements, et la prévention et la gestion des conflits sociaux du travail dans le respect des lois, règlements et conventions collectives de travail, sans toutefois se substituer aux structures administratives et judiciaires compétentes.
A sa suite, le secrétaire général de la CGTB, Pascal Todjinou, a au nom de ses camarades signataires de la Charte dit que l’acte que posent le gouvernement et les partenaires sociaux est une cérémonie spéciale qui va consacrer la naissance d’une Charte nationale. Une charte que les centrales syndicales avaient refusé de signer en son temps ? Car, la signature de l’autorité n’a jamais été respectée. Pour preuve, il a rappelé que les élections professionnelles qui ont maintes fois été programmées ne se sont jamais tenues.
Le secrétaire général de la CGTB a averti que la signature des partenaires sociaux n’est pas une fin en soi. Elle constitue précise-t-il, une mise à l’épreuve du nouveau gouvernement pour voir si sa signature sera respectée.

LIRE AUSSI:  Daouda Takpara, premier titulaire de l’Up dans la 13e circonscription électorale: « La voie de la violence serait une perte pour notre pays »

Patronat, PTF et gouvernement confiants

Le président du Conseil national du patronat béninois, Sébastien Ajavon, a affirmé que le gouvernement et les partenaires sociaux, par cette signature ont choisi la meilleure voie pour éviter les conflits et asseoir une nouvelle ère de collaboration. Pour lui, le Bénin a beaucoup d’atouts de par sa situation géographique, sa langue, sa culture et ses ressources. Mais, il a été victime, selon lui, de la lenteur. Mais, il garde l’espoir que cette nouvelle forme de collaboration permettra d’amorcer le vrai développement.
Pour sa part, le représentant-résident du PNUD au Bénin, Siaka Coulibaly, s’est réjoui de la signature de ce document pour lequel son institution avait été sollicitée en 2015 dans sa phase d’élaboration à travers le Haut commissariat à la gouvernance concertée. Le PNUD, dit-il, apprécie les efforts déployés par l’actuel gouvernement béninois et ses partenaires sociaux en faveur de la promotion de la négociation collective notamment par une action d’instauration et de maintien du dialogue social. C’est pourquoi, il a invité ses collègues partenaires techniques et financiers à renforcer cette initiative pour instaurer la justice sociale au Bénin.
Le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence, Pascal Irénée Koupaki, répondant aux inquiétudes exprimées par le représentant des centrales et confédérations syndicales a rappelé que le gouvernement n’a pas peur des épreuves. Car, la signature de chaque partie a un sens selon lui. Aussi, a-t-il rappelé que la cérémonie de signature de la Charte nationale pour le dialogue social est la preuve que la promotion d’un climat social apaisé occupe une place de choix dans les ambitions du président de la République.
«Seul ce cadre de confiance réciproque permettra la satisfaction des besoins», souligne Pascal Irénée Koukpaki qui précise que le président de la République et son gouvernement restent attachés à la gouvernance participative ¦