Promotion du leadership féminin: La troisième édition des trophées Aské lancée

Par Maryse ASSOGBADJO,

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La troisième édition des Trophées Aské a été lancée, vendredi 3 novembre dernier à Cotonou. C’est une initiative de l’Ong Ekin qui vise à célébrer le mérite des femmes battantes en Afrique. Le thème retenu cette année est intitulé, « Protégeons la jeune fille mère ».

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Des trophées Aské pour célébrer le leadership féminin. C’est une initiative de l’Ong Ekin dont la finalité est d’honorer le parcours et les mérites des femmes africaines qui se singularisent par leur bravoure. L’aventure, commencée en 2015, paraît plus que nécessaire pour valoriser et récompenser les femmes battantes. Elle concourt à la visibilité des femmes dont le parcours peut inspirer.
La présidente du comité d’organisation, Chimène Sossah, souligne l’importance des trophées Aské : « Il s’agit de mettre en lumière les femmes fortes et battantes qui ont su montrer, malgré les difficultés, leur capacité à devenir des leaders du continent ». La présente édition récompense dix femmes africaines qui se sont fait remarquer par leur leadership.
Au-delà des femmes, les trophées Aské s’étendent aussi aux filles et les préparent à gravir des échelons en vue de contribuer à la marche d’un continent en pleine évolution. « Les femmes africaines sont capables d’excellence, de leadership, et parce qu’elles sont les prémices d’une Afrique émergente, nous nous devons d’accompagner le rêve de toutes les filles afin qu’elles deviennent des femmes Aské de demain », souligne-t-elle.
Le thème retenu dans ce cadre, « Protégeons la jeune fille-mère » traduit la volonté des organisateurs de lutter contre les grossesses précoces et de mettre en place des mécanismes de protection des filles.
Pour le parrain de l’évènement, Moïse Fiadjo, la protection de la jeune fille passe par trois préalables. Le premier suppose une prévention de la survenue des grossesses précoces, en prenant conscience de la fragilité de la jeune fille. « Il faut que nous arrivions à parler de la sexualité aux jeunes filles avant que la sexualité ne leur parle », insiste-t-il. La protection secondaire consiste à mieux gérer sa sexualité en l’accompagnant durant toute sa vie sexuelle. Le troisième volet de la protection, conclut-il, vise à encourager des lois pouvant inciter la jeune fille-mère à continuer ses études ou à apprendre un métier.
Pour lui, le développement du pays dépend de l’épanouissement des filles, relève des femmes battantes. « Tant vaut la jeune fille, tant vaut la nation. Tant vaut la jeune fille, tant vaut la lumière de la nation. Tant vaut la protection de la jeune fille, tant vaut le mieux-être de la nation », insiste-t-il.
Et pour faire comprendre davantage aux jeunes filles leur valeur, Olga Johnson, directrice générale d’Energie pour l’Afrique, s’est plutôt montrée pédagogue. « Le plus important pour votre avenir, c’est de bien travailler à l’école afin de prendre en main votre destin. Préparez votre avenir, vous avez le droit de rêver », lance-t-elle, invitant les jeunes filles à s’estimer et à avoir confiance en elles-mêmes.
Au programme de la troisième édition des trophées Aské, la pose de la première pierre du centre de formation polytechnique des jeunes filles-mères à Porto-Novo. « Je rêve de voir à travers ce centre de formation, des jeunes mères qui reprennent l’espoir et se battent pour leur avenir et celui de leurs enfants », souhaite la présidente du comité d’organisation, Chimène Sossah.
Le lancement de la troisième édition des trophées Aské est marqué également par des ateliers autour du bien-être et de l’accomplissement de la jeune fille/femme, une formation sur la transformation des produits tropicaux et une formation en entreprenariat de la jeunesse féminine?

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