Protestations de l’Unamab contre les défalcations sur salaire: Les audiences suspendues à Cotonou

Par Christian HOUNONGBE,

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Les audiences suspendues à Cotonou

L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) observe depuis ce lundi 26 février, une grève de protestation de cinq jours, pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février 2018. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, le parquet fonctionne tandis que les audiences sont boycottées.

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La grève de cinq jours lancée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février, est entrée dans sa phase active ce lundi 26 février. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, ce mouvement se traduit par la suspension des audiences. « Aucune audience ne va se dérouler ce matin, seul le parquet fonctionne comme vous le remarquez vous-même », nous a confié un membre de l’Unamab rencontré au tribunal et qui a requis l’anonymat. Selon ce magistrat, ce mouvement qui va se poursuivre jusqu’au vendredi prochain est dû à la violation de l’article 25 alinéa 1er de la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin par le gouvernement, malgré l’avertissement de l’Unamab. Tous les prévenus conduits au tribunal de Cotonou ce lundi pour une éventuelle audience n’ont pu voir leur cause. C’est ainsi qu’avocats et parents de prévenus sont partis tristes et déçus du tribunal, sans espoir de revenir dans un avenir proche. « De nombreux prévenus sont retournés en prison sans que leur cause ne soit entendue. C’est dangereux ce qui se passe. Mes clients sont venus mais il n’y aura pas d’audiences », se désole un avocat, une figure de proue du monde judiciaire, rencontré sur les lieux.
Etant donné que les autres corps du tribunal ou de la Cour d’appel ne sont pas concernés par la grève de l’Unamab, tous les usagers ne sont pas affectés par cette grève. En témoigne la présence des autres agents à leur poste. Le greffe n’est pas concerné par le mouvement de grève de l’Unamab : tous les agents sont à leurs postes et travaillent normalement. Au secrétariat d’enregistrement des actes, une longue file d’usagers attend d’être servie. Les demandes de casiers judiciaires, de légalisations de pièces et autres se font sans problème. Jean-Eudes Kossou, rencontré à la salle d’audience G pour le retrait des pièces à légaliser est satisfait : « Je ne sais pas si les gens sont en grève, je viens de retirer mes documents légalisés », a-t-il déclaré. C’est également le cas de Jeanne Sossou qui a demandé son casier judiciaire vendredi dernier et est passé le chercher sans souci.
Au parquet, c’est la grande affluence. Là, des détenus conduits par la police, sont présentés au procureur de la République et ses substituts qui travaillent sans relâche?

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