Protocoles additionnels de la Convention d’Abidjan: Les enjeux présentés aux députés

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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Le Réseau des parlementaires pour le climat, l’environnement et le développement durable s’est penché, du 2 au 4 septembre à Grand-Popo, sur les protocoles additionnels de la Convention d’Abidjan, dans la perspective des débats de ratification à l’Assemblée nationale. Cet atelier organisé par le secrétariat de la Convention d’Abidjan en collaboration avec le projet Waca-Resip et d’autres partenaires a été possible grâce au soutien financier de la Banque mondiale.

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En prélude à leur ratification, les quatre protocoles additionnels de la Convention d’Abidjan mobilisent les députés membres du Réseau des parlementaires pour le climat, l’environnement et le développement durable. Cette rencontre de trois jours a permis d’entretenir les parlementaires sur la genèse et les enjeux aux plans national et sous régional desdits protocoles adoptés à Abidjan en juillet 2019. Il s’agit du protocole de Pointe Noire sur la gestion intégrée de la zone côtière de l’Afrique du Centre et du Sud, du protocole de Grand Bassam sur la régulation des sources de pollution terrestre et aérienne puis du protocole de Malabo relatif à la gestion des risques liés à la pollution causée par les activités d’exploitation pétrolière et gazière et enfin, du protocole de Calabar sur la conservation et la protection des mangroves. En décidant de renforcer, à la faveur de la présente rencontre, les capacités des parlementaires sur les protocoles additionnels, les organisateurs de l’atelier poursuivent plusieurs objectifs. Lesquels ont été révélés par le professeur Constant Houndénou, représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable au lancement des travaux. Le principal objectif, dit-il, est de permettre aux parlementaires de définir les activités devant conduire au vote favorable du Parlement. Ce qui, ajoute-t-il, devra être assorti d’une feuille de route avec la spécification des rôles de chacune des différentes parties prenantes. Cette rencontre, à l’en croire, constitue également l’occasion pour mettre sur pied un groupe d’experts chargé de la rédaction des motifs et d’autres documents utiles au processus de ratification.

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Préserver les ressources marines

Réussir la ratification, retient-il, permettra au Bénin de disposer d’un peu plus d’outils pour préserver ses ressources marines surtout celles menacées et booster le potentiel économique que constitue l’Océan. L’océan, souligne-t-il, reste un excellent pôle stratégique de développement du pays.
Au nom des députés de la huitième législature réunis en réseau pour soutenir les problématiques relatives à la gestion des ressources marines et côtières, Jérémie Adomahou promet que les protocoles seront ratifiés mais, poursuit-il, « Il était impératif pour les parlementaires de mieux cerner les objectifs de la Convention d’Abidjan et ceux de ses protocoles additionnels en vue d’apprécier la nécessité de les ratifier ». Pour lui, le processus de cette ratification est une nouvelle occasion offerte « aux parlementaires de démontrer à la face du monde leur indéfectible engagement à bien servir le Bénin ». Mieux, estime-t-il, « le Parlement doit prendre désormais une part importante dans les actions de lutte contre les catastrophes telles que l’érosion côtière et l’inondation ».
Des outils supplémentaires

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Saluant l’engagement du député Adomahou et ses collègues du réseau, le coordonnateur Waca-Resip/Convention d’Abidjan, Barthélémy Batieno, s’est félicité d’avoir organisé cette rencontre financée par la Banque mondiale.
Pour lui, «l’atelier constitue une étape clé pour accompagner le processus de ratification ». Il était important de l’organiser, soutient-il, pour permettre aux représentants du peuple béninois de s’imprégner, à leur tour, de ce que le Bénin tirerait des protocoles additionnels. Lesquels protocoles, dit-il, constituent des outils que l’Assemblée nationale mettrait à la disposition du pays pour l’engager un peu plus efficacement dans la dynamique sous-régionale de sécurisation des ressources marines et côtières.
La nécessité pour le Bénin de protéger et valoriser ses écosystèmes marins et côtiers a été relevée dans le mot de bienvenue du directeur général de l’Environnement et du Climat. Pour Martin Pépin Aïna, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la qualité des services écosystémiques (pêche, tourisme, transport, etc.) dépend de la résilience des écosystèmes. Aujourd’hui, mieux qu’hier, retient-il, le pays a tout intérêt à s’y consacrer un peu plus, surtout que ses dirigeants nourrissent l’ambition d’investir dans la création des cités balnéaires n