Qualité des prestations à l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé: Le Parlement s’en préoccupe

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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En quête d’un meilleur fonctionnement de l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé, une délégation de députés avec à sa tête le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Dakpè Sossou, séjourne depuis hier, lundi 30 août, dans la zone sanitaire où ils échangent avec les populations et les acteurs impliqués dans la gestion de l’hôpital. Cette activité, qui va durer quatre jours, est financée par le Paaajrc II, un projet logé au ministère de la Justice et de la Législation.

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La qualité des prestations de l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé préoccupe l’Assemblée nationale dont une dizaine de députés procède depuis hier, à l’évaluation. Intitulé « Mise en œuvre de la fiche d’évaluation citoyenne à l’hôpital de zone Lokossa-Athiémé et au Chd Zou d’Abomey », cet exercice en cours simultanément dans la cité des Kotafon et dans la ville historique d’Abomey, consiste en l’organisation d’une série de séances de travail avec les populations bénéficiaires des prestations de l’hôpital, les maires des deux communes, les chefs d’arrondissement et bien d’autres catégories d’animateurs impliqués dans la gestion de la structure sanitaire.

Ces différents acteurs partagent avec les parlementaires, leurs appréciations mais aussi les difficultés d’accès aux soins et leurs attentes dans une démarche participative. Outre les échanges, il est prévu au cours de cet exercice d’évaluation, une visite guidée de l’hôpital. Cette activité qui va se poursuivre jusqu’au jeudi 2 septembre prochain sous l’égide du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Dakpè Sossou, est l’étape pratique d’un processus entamé il y a deux ans par l’appropriation de la fiche d’évaluation. La pandémie de Covid-19 est la cause de la pause observée un moment.
En décidant de relancer hier le processus, les députés soutenus par des cadres de l’administration de l’Assemblée nationale entendent apporter des éléments devant « éclairer la lanterne des décideurs » pour la prise des mesures idoines. «Notre mission si elle était réussie devrait permettre d’améliorer un peu plus la qualité des prestations fournies aux populations de la région », projette au lancement des travaux, le deuxième vice-président du Parlement. Selon Dakpè Sossou, le secteur de la Santé retient tant l’attention de l’institution parlementaire qu’il occupe une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement. Pour lui, ce secteur est « l’un des baromètres avec lesquels, l’on peut mesurer les résultats du premier quinquennat du régime de la Rupture ». Le travail qui s’y fait depuis 2016, appuie-t-il, est caractérisé par « un engagement sincère, une vision claire et une planification cohérente ».

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Le contrôle de l’action du gouvernement autrement

L’exercice entrepris depuis hier dans la zone sanitaire Lokossa-Athiémé tout comme à Abomey au niveau du Chd-Zou est une réforme introduite dans les pratiques parlementaires. Et à ce titre il était important de rassurer sur son utilité. Gérard Gbénonchi, président de la Commission des échanges et des Finances, qui fait partie de la délégation parlementaire à Lokossa, soutient que l’exercice est une belle approche de la mission relative au contrôle de l’action gouvernementale. Les députés, insiste-t-il, sont bel et bien dans leur prérogative du contrôle de l’action du gouvernement.

« Il ne suffit pas que les hôpitaux existent, mais il est de notre devoir, en tant que mandataires du peuple, de vérifier si les services de ces structures sont offerts dans des conditions meilleures, avec les profils qu’il faut », explique le député. Et pour que cela ne soit un vœu pieux, il sera mis en place, dit-il, une fiche d’évaluation citoyenne récapitulative des notes par lesquelles les populations ont sanctionné les prestations suivies des recommandations destinées à élever le niveau de fonctionnement de l’hôpital. Lesquelles recommandations seront mises en œuvre sous la houlette d’un comité de neuf membres. Cette approche innovante de la mission parlementaire est également saluée par Bienvenu Yaï, directeur de l’Unité d’analyse, de contrôle et de l’évaluation du budget de l’Etat (Unaceb) à l’Assemblée nationale. Se félicitant de ce que « Le contrôle de l’action du gouvernement s’exerce autrement», il détaille le mécanisme de la nouvelle approche. « Cette fois-ci, enseigne-t-il, nous mettons en exergue la population, les prestataires de service et les députés pour l’amélioration des conditions de vie des populations».