Rapport sur le développement humain 2020:Des experts se penchent sur le contenu du document

Par Isidore Alexis GOZO (gozoalexis6@gmail.com),

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Rapport sur le développement humain 2020:Des experts se penchent sur le contenu du document


Tirer des leçons du rapport sur le développement humain 2020 pour le Bénin. Tel est l’objectif qui réunit, depuis hier mardi 23 février et ce, jusqu’à demain jeudi 25 février à Cotonou, chercheurs, académiciens, administrateurs publics et acteurs de la Société civile. Les réflexions doivent favoriser la prise en compte des recommandations du rapport dans les politiques et programmes de dévelop-pement.

LIRE AUSSI:  Centre national de spécialisation sur le maïs: Les travaux d’actualisation du programme de recherche engagés à Lokossa

Portant sur le thème « Le développement humain et l’anthropocène : la prochaine frontière », le rapport sur le développement humain 2020 rappelle les progrès importants en matière de développement humain que l’humanité a accomplis en 30 ans et met l’accent sur les pressions humaines sur la planète engendrant des défis allant du changement climatique à l’effondrement de la biodiversité. Durant trois jours, les experts vont réfléchir sur la prise en compte, dans les prochains travaux, des nouveaux indices de développement humain calculés sur la base des données récentes. Aussi, ils se pencheront sur la prise en compte des dimensions telles que l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, la protection de la biodiversité dans les politiques en faveur du développement humain.
Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement, a mis l’accent sur trois leçons clés issues du rapport. Il s’agit premièrement de la survenue et de l’expansion de la pandémie du Covid-19 qui a exacerbé une myriade d’inégalités dans le développement humain. Pour le représentant résident du Pnud, le Covi-19 s’est rapidement répandu dans un monde interconnecté, prenant racine partout où il a atterri et prospérant en particulier dans les fissures des sociétés, paralysant ainsi les efforts pour contrôler le virus. Le développement humain a été durement touché du fait des effets induits par la pandémie.
Deuxièmement, les déséquilibres planétaires et ceux sociaux s’exacerbent mutuellement. Mohamed Abchir Aouale affirme que de nombreuses inégalités dans le développement humain se sont accentuées et continuent de s’accroître. Les bouleversements de la planète, en l’occurrence le changement climatique, ne feront que les aggraver. La mobilité sociale est en baisse et l’action collective en faveur de la lutte contre le changement climatique devient plus difficile dans un contexte de fragmentation sociale.
Troisièmement, il note de nombreuses pressions de l’activité humaine sur la nature, l’environnement. La civilisation humaine entre maintenant dans une nouvelle époque géologique-anthropocène. Le rapport, selon lui, soutient qu’il est à relever trois défis à l’ère de l’anthropocène lorsqu’on fonde le développement humain sur le respect des exigences de la nature. Il s’agit de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique, de la protection de la biodiversité et également du bien-être pour tous. « Les analyses du rapport arrivent à la conclusion que l’approfondissement du développement humain a beaucoup à apporter afin de remédier à notre paralysie collective face à un changement planétaire alarmant », précise-t-il.

LIRE AUSSI:  Inondations à Malanville: La compassion du Gouvernement aux sinistrés

Des recommandations

Mohamed Abchir Aouale rappelle que le rapport propose une gamme de politiques à mettre en œuvre au niveau national, en liaison avec les réformes nécessaires à opérer au niveau de la gouvernance mondiale. Au nombre de ces recommandations, le représentant résident du Pnud cite l’approche de l’anthropocène et celle du développement humain qui se renforcent mutuellement. Il précise que le rapport suggère d’utiliser le cadre du développement humain pour sauvegarder la planète.
« Ainsi, faudrait-il veiller à ce qu’en œuvrant pour le développement humain, l’interaction entre les populations et la planète soit prise en compte », propose-t-il. Il indique qu’il faut veiller à l’élaboration de politiques cohérentes pour que les pays et les peuples réussissent dans l’anthropocène. Ceci, en tenant compte du fait que les plus défavorisés ont besoin d’une assistance supplémentaire pour surmonter les barrières et les discriminations dont ils sont victimes.