Reboisement inter-forces à la plage de Sèmè: 800 plants de cocotiers pour restaurer l’écosystème

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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mise en terre de plante par José TONATO

La plage de Sèmè, un espace à écosystème fragilisé, a servi de cadre aux manifestations de la Journée mondiale de l’environnement couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces, samedi 5 juin dernier. Les différentes forces militaires et paramilitaires ainsi que les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ont profité de cette journée pour mettre en terre huit cents plants de cocotiers qui serviront à restaurer cet écosystème.

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La Journée mondiale de l’environnement édition 2021 a été commémorée, samedi 5 juin dernier au Pk 18, précisément à la plage de Sèmè-Podji autour du thème « Restauration des écosystèmes». Elle a été couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces et a eu pour activité phare, la mise en terre de huit cents plants de cocotiers sur une superficie de cinq hectares. Le gouvernement a décidé de reboiser les berges des côtes béninoises au moyen du cocotier, précise le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, le conservateur principal des Eaux et Forêts Rémi Hèfoumè. Le choix des cocotiers s’inscrit dans le cadre d’un projet beaucoup plus vaste constitué de deux grandes phases, selon les explications de Adolphe Adjanohoun, directeur général de l’Institut national de recherche agricole du Bénin. La première consiste à embellir la bande côtière et la seconde vise à contribuer à l’essor de la filière coco au Bénin. Dans ce cadre, informe Adolphe Adjanohoun, l’Inrab a eu pour tâche de mettre à disposition le matériel végétal nécessaire. Ce matériel est constitué de 510 000 plantules de grandes germées de cocotier grand ouest-africain, 20 000 plantules de coco hybride qui produit beaucoup plus et 5 000 plants de palmiers royaux.
« L’idée des autorités est de faire un mélange savant, un arrangement spatial qui va rendre jolie la plage. C’est pourquoi ces trois types de matériel ont été choisis », a-t-il détaillé. Le directeur général de l’Inrab a rassuré que les plants mis en terre sont adaptés à l’écosystème de la plage. Mieux, ils contribueront à le renforcer et à lutter contre l’érosion côtière.

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Engagement citoyen en faveur de l’environnement

Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du Climat, fait savoir que le site choisi est un écosystème très fragilisé par les effets néfastes des changements climatiques exacerbés aussi par les actions anthropiques. Selon ses explications, le gouvernement du Bénin a fait l’option de la restauration des écosystèmes depuis 2017 avec un focus sur les 125 kilomètres de bande côtière dont dispose le Bénin pour un nettoyage et une sécurisation permanente. Le directeur général de l’Environnement et du Climat a confié que le Bénin a profité de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement pour réconcilier les hommes avec leur écosystème. « Le gouvernement, dans son projet de plantation de cocotiers va reboiser les 125 kilomètres de côtes et ce projet s’intègre très largement dans le plan d’aménagement opérationnel qui est en cours actuellement et qui nous permettra de donner plus de visibilité à nos côtes », a rassuré Martin Pépin. Le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des armées, félicite tous les hommes en uniforme qui depuis 2012 ont pris l’engagement de contribuer à la restauration du couvert forestier à travers le reboisement inter-forces. Il s’agit, selon lui, d’une initiative qui vise à marquer l’engagement des militaires et paramilitaires dans la lutte pour la protection de l’environnement. Le général Patrick Jean-Baptiste Aho confie par ailleurs que la restauration de l’écosystème est urgente car la survie de l’humanité en dépend.
C’est d’ailleurs ce qui sous-tend la vision du chef de l’État qui a engagé beaucoup d’actions dans ce sens, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Entre autres, le ministre a évoqué la restauration des écosystèmes du Bénin démarrée depuis 2016, la protection de la côte béninoise contre l’érosion marine achevée à 75 %, la préservation et la protection des aires protégées ainsi que les forêts classées. Il estime que les actions dans ce cadre visent à favoriser le développement touristique durable. Il salue l’engagement citoyen des forces de défense qui œuvrent aux côtés des structures de l’environnement dans le reboisement de l’écosystème.