Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population : Les membres de la Commission de supervision installés

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Vendredi 29 septembre dernier à la Présidence de la République, le chef de l’Etat a procédé à l’installation officielle des membres de la Commission nationale de supervision du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Une opération qui aboutira à de nombreuses retombées au nombre desquelles la carte d’identité nationale électronique. Une révolution en vue dans la gouvernance au Bénin !

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L’Assemblée nationale a voté, il y a quelques semaines, la loi n° 2017-08 du 19 juin portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Pour formaliser les dispositions de ladite loi, le Gouvernement a pris deux décrets : le décret n° 2017-377 du 2 août définissant le cadre institutionnel du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) et le décret 2017-379 du 2 août portant nomination des membres de la Commission nationale de supervision, et du comité technique de pilotage. Il restait à mettre en place les instances chargées de conduire les opérations prévues dans ce cadre. C’est désormais fait. Le président de la République a procédé, vendredi 29 septembre dernier à la Présidence de la République, à l’installation des membres de la Commission nationale de supervision du Ravip. Occasion pour le chef de l’Etat de rappeler auxdits membres ses attentes.
Cette commission est « chargée de veiller au déroulement normal, transparent de cette opération importante, si utile pour notre nation », a indiqué le président Patrice Talon dans son bref speech. Des attentes, le chef de l’Etat dit en avoir également quant à la finalité du processus ainsi enclenché. Il espère concrétiser « la carte à tout faire » pour ses compatriotes. « Je n’ai pas de doute qu’à la fin du processus, chacun de nous aura un identifiant unique et par suite, une carte d’identité nationale biométrique et électronique qui nous permettra d’effectuer toutes nos formalités administratives et civiles », espère le président de la République pour qui, « notre pays aura franchi un pallier ». Cette lettre de missions à peine voilée que le chef de l’Etat a adressée aux neuf représentants de l’Assemblée nationale et aux neuf représentants du Gouvernement qui composent la commission, retient également l’attention des ministres.
Pascal Irénée Koupaki, ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, révèle les gains que tire le Bénin de la mise en place de cette commission et de ses activités. « Une population n’est pas une masse homogène dont les entités individuelles ou collectives sont interchangeables entre elles. Elle est avant tout une notion démographique ; cela suppose sa connaissance analytique, socio-catégorielle détaillée et fine », souligne-t-il. « La maîtrise de la population permet de mesurer les enjeux et les défis des politiques de développement et d’orienter la programmation du développement », poursuit-il.
Le recensement de la population et la gestion de l’identité de ses ressortissants, indique le ministre d’Etat, « constituent un enjeu majeur notamment en termes de développement économique, de services rendus aux citoyens, d’assistance et de maintien de la sécurité intérieure ». Pour ce faire, le Gouvernement a prévu de mettre en place un programme d’envergure portant sur la constitution d’un fichier national, poursuit Pascal Irénée Koupaki.

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Convaincus de la nécessité de l’identification de chaque Béninois

La Commission mise en place, vendredi 29 septembre dernier, de l’avis du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, aura pour mission principale de recenser tous les Béninois vivant ou non sur le territoire national ainsi que les étrangers vivant au Bénin. Justifiant le fondement d’un tel projet, il soutiendra que « le Ravip permettra à notre pays de disposer d’une base de données fiables susceptibles de renseigner sur les étrangers et la population béninoise ». A terme, indique le président du Parlement, « le Bénin disposera d’informations fiables, collectées, traitées, conservées dans une base nationale de données nominative, biométriques, personnelles, sociales et démographiques ».
Aussi, pense-t-il que « la mise en place d’un tel outil ouvrira sans nul doute des perspectives heureuses pour le règlement heureux des récurrents problèmes relatives notamment à l’état civil et à la certification de l’identité réelle des personnes et offrira aux étrangers vivant au Bénin, l’occasion d’être recensés et identifiés». Elle permettra également d’ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’encadrement de l’immigration, espère-t-il.
Pour le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, « Il est prouvé qu’une identification maîtrisée de la population contribue à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une politique cohérente de développement économique ». Mieux, « Il ne saurait y avoir une politique efficace sans une maîtrise des données relatives à la population et l’absence de l’identification complète des personnes mettrait l’Etat dans l’incapacité d’asseoir une politique rigoureuse de satisfaction des besoins essentiels », estime-t-il. Le Bénin échapperait au train de la modernité qui est arrimé aux technologies modernes de l’information et de la communication, s’il ne s’inscrivait pas dans la logique d’une telle opération, assure le président du Parlement.
Le Ravip se déroulera sur une période de six mois à partir du 1er novembre prochain. Il est prévu des rencontres d’échanges et d’informations avec les acteurs stratégiques pour réussir la mobilisation sociale?

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Membres de la Commission

Président : Joseph Djogbénou
1er vice-président : Nassirou Bako Arifari
2e vice-président : Johannes Dagnon
1er rapporteur : Cyrille Gougbédji
2e rapporteur : Léon Degny

Membres
Gérard Gbénonchi
Sacca Lafia
Romuald Wadagni
Barnabé Dassigli
Adidjatou Mathys
Aurélien Agbénonci
Abdoulaye Bio Tchané

Superviseurs départementaux représentants de l’Assemblée nationale
Issifou Amadou (Borgou-Alibori)
Nouhoum Bida Youssoufou (Atacora-Donga)
Jean-Eudes Okoundé (Zou-Collines)
Jérémie Adomahou (Mono-Couffo)
Noël Akissoé (Ouémé-Plateau)
Patrice Agbodranfo (Atlantique Littoral)