Réchauffement climatique: « Les océans risquent de ne plus absorber le carbone », alerte l’Unesco

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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L’Unesco alerte sur un risque potentiel de réchauffement climatique dont la cause serait liée au fait que les océans ne pourraient plus absorber le carbone. L’institution a publié un rapport sur la question et avertit de l’incapacité à long terme pour les océans de contribuer à réguler le climat par l’absorption du carbone.

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Les océans sont connus pour leur rôle d’absorption du CO2. Ils jouent un rôle crucial dans la régulation du climat. Selon un rapport publié par l’Unesco, les océans ne pourraient plus jouer convenablement ce rôle à l’avenir. En conséquence, ils pourraient contribuer au réchauffement climatique. C’est ce qu’indique l’institution dans ledit rapport intitulé Recherche intégrée sur le carbone océanique : Résumé des connaissances sur le carbone océanique et vision pour une recherche et des observations sur le carbone océanique coordonnés pour la prochaine décennie. Ce rapport de la Commission océanographique intergouvernementale (Coi) de l’Unesco alerte ainsi sur les risques de réchauffement climatique en vue.
En étudiant l’évolution de l’absorption du dioxyde de carbone (CO2), la Commission océanographique intergouvernementale (Coi) de l’Unesco attire l’attention sur les probables risques de réchauffement climatique du fait de l’incapacité des océans à contribuer à réguler le climat. Ledit rapport présente une synthèse de l’état des connaissances sur le rôle de l’océan dans le cycle du carbone et établit également une feuille de route. Il vise à fournir aux décideurs les connaissances nécessaires pour mettre en place des politiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique pour la décennie à venir. Il y a lieu de souligner que les nations doivent disposer de connaissances scientifiques pour prendre des décisions en pleine connaissance de cause au sein de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Ce faisant, précise l’Unesco, elles peuvent atteindre les objectifs de l’Accord de Paris et envisager de construire des sociétés plus résilientes.
Le rôle que joue l’océan depuis la Révolution industrielle comme puits du carbone généré par les activités humaines, les observations et les recherches disponibles pour déterminer si l’océan continuera à « aider » l’humanité ou s’il se retournera contre elle, rendant plus difficile l’atténuation et l’adaptation au réchauffement…ne sont pas occultés par ce rapport. « Sans les puits océaniques et terrestres, les niveaux de CO2 atmosphérique seraient proches de 600 parties par millions (ppm), soit 50 % de plus que les 410 ppm enregistrés en 2019, déjà bien supérieurs à ce que requiert l’objectif de limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius », lit-on dans le rapport. Le risque est donc grand, s’inquiète-t-on. Car, au lieu d’absorber le carbone, les océans contribueraient alors au réchauffement dû à l’effet de serre provoqué par le CO2.
Il y a lieu de s’interroger sur comment l’humanité modifie le cycle du carbone océanique, y compris dans le cadre des plans d’élimination de dioxyde de carbone et quelles en sont les implications pour les écosystèmes océaniques, suggère le document. Pour Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, c’est une occasion unique de rassembler l’ensemble des parties prenantes autour de priorités scientifiques communes pour renforcer les mesures liées à l’évolution du cycle du carbone océanique.

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