Recrutement d’enseignants dans les Unb: Vers l’instauration d’un concours

Par Ariel GBAGUIDI,

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Le mode de recrutement d’enseignants dans les Universités nationales du Bénin (Unb) pourrait subir un changement d’ici les mois à venir. Selon le directeur de la Communication à la Présidence, Wilfried L. Houngbédji, le recrutement des enseignants du supérieur pourrait désormais se faire sur concours. Le dossier a été reversé à la commission chargée de réfléchir sur la réforme de l’enseignement supérieur, qui proposera une ou des solutions.

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Le système de recrutement des enseignants du supérieur au niveau des Universités nationales du Bénin (Unb) est en passe de connaître un changement. La cooptation d’enseignants, une vieille pratique dans les Unb, pourrait désormais laisser place à un système de recrutement sur concours. Cette option est en étude, selon le directeur de la Communication à la Présidence de la République, Wilfried L. Houngbédji, qui a évoqué le sujet suite aux questions d’un universitaire, vendredi dernier, à Café médias plus. L’intéressé voudrait savoir pourquoi le projet de recrutement d’enseignants au profit des universités publiques piétine au niveau du gouvernement.
« On a mis en place récemment une commission pour réfléchir à la réforme de l’enseignement supérieur dans notre pays, prenant en compte aussi bien le modèle de recrutement que la gestion administrative et académique de nos universités (…). On a réformé les concours (d’Etat) pour qu’il n’y ait plus de fraude ou quand il y a le moindre soupçon de fraude, on annule, quitte à reprendre. Lorsque le problème du recrutement programmé à l’université s’est posé, et qu’il (le chef de l’Etat) l’a regardé, il a posé des questions et s’est rendu compte que les recrutements, en fait, n’étaient que de nom…», révèle Wilfried L. Houngbédji avant de demander à l’auteur de la question si le recrutement des enseignants du supérieur se faisait sur concours.

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« Est-ce qu’on ouvre vraiment la compétition… ? En général, c’est de la cooptation (…) depuis toujours ! Et le président Talon a dit : ce n’est pas juste. Si nous avons réformé les concours pour que les plus méritants réussissent, pourquoi à l’université, lorsqu’on veut recruter, vous ne faites pas un concours pour que les gens aillent et que les plus méritants soient retenus. Parce qu’il a interrogé les acteurs de l’université qui lui ont dit non (…), qu’en général, c’est de la cooptation. Et le président a dit qu’il faut que ça cesse.», poursuit le directeur de la Communication à la Présidence de la République. Il explique que c’est pour cette raison que le gouvernement n’est plus allé au bout du recrutement qui avait été envisagé.
« Est-ce que ce n’est pas justice sociale que de donner les mêmes chances à tout le monde? », lance-t-il à l’auteur de la préoccupation qui demande encore pourquoi les enseignants qui ont fait les grades ne sont ni payés ni reversés. «C’est vraiment une démarche holistique. Toutes ces questions ont été reversées à la commission qui a été mise en place. Et à l’arrivée, les solutions qui vont être proposées, si elles sont adoptées, c’est cela désormais qui va déterminer le mode de gouvernance de l’université », a répondu Wilfried L. Houngbédji.

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