Régulation des médias en ligne: Des professionnels des médias se prononcent

Par LANATION,

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La réglementation des médias en ligne, préoccupe, fait l’objet de réflexion dans le monde médiatique. À la suite de la suspension des médias en ligne n’ayant pas d’autorisation légale, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a initié le 10 août dernier un atelier de plaidoyer pour examiner le Code du numérique afin de corriger ses imperfections.

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Si le Code du numérique doit être révisé, il faudrait que le code de l’information et de la communication le soit également, rigoureusement, afin d’avoir une concordance entre les deux textes qui régissent le secteur des médias. C’est l’avis de certains professionnels des médias présents à l’atelier de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb).
Il faut qu’il y ait une cohésion entre le code numérique et le code de l’information, pense Léon Brathier, responsable du journal « L’Autre quotidien ». Le code de l’information et de la communication doit donc être apuré de toutes ses imperfections, selon lui, afin de ne plus confondre le journaliste dans l’exercice de sa profession à un activiste en ligne qui ne se soucie pas des règles de traitement de l’information et des normes.
L’Upmb, qui milite pour la reprise des activités des médias en ligne, ne pouvait qu’œuvrer à cette fin. D’où l’atelier organisé le 10 août dernier. A ce propos, Léon Brathier affirme qu’« Il faut qu’il y ait un débat au niveau des promoteurs des médias en ligne et au niveau des journalistes de la presse écrite pour savoir ce qu’il faut réviser dans ce code, et s’entendre sur les limites qu’il faut accorder au code du numérique ». Tanguy Agoï, animateur-présentateur et Méschac Degbetchi, web rédacteur, apprécient l’initiative de l’Upmb et partagent l’idée de relire les textes qui régissent la corporation, une nécessité impérieuse selon eux, puisqu’elle permettra de distinguer le journaliste qui exerce dans un organe de presse de l’activiste en ligne, et aussi de déterminer les sanctions auxquelles s’exposent l’un comme l’autre. D’où faut-il, selon les participants à l’atelier, redéfinir véritablement le rôle du journaliste en ligne et surtout le soustraire de l’épée de Damoclès que renferme le code du numérique à bien des égards.
Cependant, vu que le numérique est devenu un outil incontournable, Tanguy Agoï estime qu’il faut contextualiser les textes, qui doivent être à la fois rigoureux et flexibles, de sorte à permettre aux professionnels d’exercer en toute sécurité. En clair, un assainissement profond du secteur des médias s’impose. Pour Méschac Degbetchi, « Le statut du journaliste doit être clairement défini » , car selon lui, « On doit pouvoir distinguer le professionnel des médias, le rédacteur-web d’une part, de l’activiste web de l’autre, et situer chacun face à ses responsabilités ».

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Par Prisca SEHOMI (stag)